VIDEO. "Compliquée", "éprouvante"... Comment les ténors de la droite voient la campagne de François Fillon

Les soupçons d'emplois fictifs ont rendu inaudibles les arguments du candidat de la droite. Depuis le début de la semaine, des figures des Républicains n'hésitent plus à faire part de leurs doutes.

"Cette élection est loin d'être gagnée. Elle sera difficile." Les mots de Bruno Le Maire dans le "Grand Rendez-vous d'Europe 1, i-Télé et Les Échos, dimanche 19 février, résume la pensée des ténors des Républicains. Leur candidat à l'élection présidentielle, François Fillon, reste englué dans l'affaire des emplois présumés fictifs de sa famille. Et sa campagne est devenue inaudible. Depuis le début de la semaine, des figures de la droite n'hésitent plus à faire part de leurs doutes.

"Il ne s'agit pas d'être dans le déni", a ainsi reconnu François Baroin sur France Inter. "Les trois semaines que nous venons de traverser sont  éprouvantes." François Fillon a eu beau réunir les parlementaires des Républicains, mardi 14 février, jour de Saint-Valentin, pour tenter de les rassurer, les réactions de certains à la sortie de cette réunion traduisaient leur pessimisme.

"Tout le monde doute"

Le député Pierre Lellouche déplorait une campagne "incroyablement difficile", mais "jouable", à une condition : "Il faut qu'on arrive à refaire campagne." "Je ne peux pas vous dire que je suis optimiste parce que je ne le suis pas", tranchait pour sa part son collègue Georges Fenech, qui a été le premier pendant l'affaire Fillon à lâcher le candidat. "C'est toujours comme ça, les campagnes présidentielles. Il y a des moments de doute. C'est compliqué. C'est difficile", philosophait Christian Jacob, le patron du groupe LR à l'Assemblée, au micro de RTL.

Même l'entourage de François Fillon concède ces difficultés. "Ce n'est pas simple de faire campagne dans ce contexte, mais ça n'est pas impossible", relativisait Dominique Bussereau. "Tout le monde doute", avouait Gérald Darmanin, avant de conclure : "Quand il y a une tempête, l'équipage ne doit pas regarder la hauteur des vagues, mais tenir bon."

François Fillon, le 17 février 2017 à Tourcoing (Nord), lors d\'un meeting de campagne.
François Fillon, le 17 février 2017 à Tourcoing (Nord), lors d'un meeting de campagne. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)