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Présidentielle : Sens commun refuse de choisir pour le second tour entre Macron et Le Pen

Contrairement à François Fillon, le mouvement lié à la Manif pour tous ne donne pas de consigne de vote pour le second tour de l'élection.

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France Télévisions
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La porte-parole de Sens commun, Madeleine de Jessey, le 22 septembre 2016, lors d'un meeting de François Fillon au Cirque d'hiver, à Paris. (HAMILTON / REA)

Sens commun, mouvement issu de la Manif pour tous qui avait apporté son soutien au candidat de la droite François Fillon, ne donnera pas de consigne de vote pour le second tour de l'élection présidentielle. "Comment choisir entre le chaos porté par Marine Le Pen et le pourrissement politique d'Emmanuel Macron ?" estime son président, Christophe Billan, dans un entretien à l'hebdomadaire Famille chrétienne, publié dimanche 23 avril.

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Contrairement à François Fillon, qui a annoncé qu'il voterait pour le candidat d'En marche !, au motif qu'il n'y a "pas d'autre choix face à l'extrême droite", Sens commun refuse de voter en faveur de celui qui est arrivé en tête du premier tour. Christophe Billan estime avoir le choix entre "l'abstention, le chaos ou la décomposition"

Nous mesurons pleinement le danger que comportent ces deux dernières options. Nous laisserons à chacun sa liberté de conscience.

Christophe Billan

à "Famille chrétienne"

Il exhorte la droite à ne "pas participer à une pseudo majorité présidentielle"

Sens commun avait apporté son soutien au député de Paris dès la primaire de la droite et du centre. Le mouvement conservateur, opposé à la loi Taubira sur le mariage des couples de même sexe, avait également contribué à l'organisation du rassemblement du 5 mars, place du Trocadéro, à Paris.

Pour les législatives, le mouvement, qui revendique actuellement quelque 10 000 adhérents, exhorte la droite à ne "pas participer à une pseudo majorité présidentielle, qui serait un piège". "Nous avons sept candidats Sens commun. Il faut un maximum d'élus pour former une opposition qui pourrait devenir majoritaire", estime Christophe Billan. 

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