DIRECT. "Je n'aurais jamais dû accepter les costumes", déclare François Fillon sur le plateau de "Vous avez la parole"

L'ancien candidat de la droite et du centre, qui sera jugé dans quelques semaines dans l'affaire des emplois fictifs, sort de son silence médiatique. Une intervention qui, selon ses proches, ne signifie pas un retour en politique. 

François Fillon sur le plateau de France 2, à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), le 30 janvier 2020.
François Fillon sur le plateau de France 2, à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), le 30 janvier 2020. (MARTIN BUREAU / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Il l'avait promis."Le moment venu, la vérité de cette élection sera écrite", avait déclaré François Fillon au soir du premier tour de l'élection présidentielle, en 2017. Trois ans plus tard, ce jour est visiblement arrivé. Jeudi 30 janvier, l'ancien candidat de la droite et du centre prend la parole, pour la première fois depuis sa défaite, lors de l'émission "Vous avez la parole" sur France 2, quelques semaines avant son procès en correctionnelle dans l'affaire des emplois fictifs dont aurait bénéficié son épouse, Penelope FillonSuivez en direct sur franceinfo la prise de parole de l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy. 

Plus d'une heure d'interview. François Fillon ne sera pas confronté, lors de cette émission, à des contradicteurs politiques ou à un panel de Français. Après un rappel des faits, l'ancien candidat sera interviewé pendant 1h15 par Léa Salamé et Thomas Sotto. Il sera notamment interrogé sur les affaires, que ce soit celles qui concernent sa femme ou celle des costumes, mais aussi sur la réforme des retraites, le mouvement des "gilets jaunes", la présidence d'Emmanuel Macron et le contexte international avec la mise en oeuvre du Brexit. 

Pas un retour en politique. Cette sortie médiatique signifie-t-elle un retour en politique de l'ex-chef du gouvernement ? Absolument pas, répond son entourage à franceinfo"Il n'a pas du tout envie de revenir", assure l'un de ses plus proches, le sénateur Bruno Retailleau. Depuis trois ans, François Fillon s'est tenu à distance du monde politique. Désormais associé dans un fonds d'investissement, l'homme partage son temps libre entre son fief à Sablé-sur-Sarthe, des virées à moto avec ses amis et des voyages à l'international. 

Un procès du 24 février au 11 mars. François Fillon, son épouse Penelope Fillon et son ancien suppléant à l'Assemblée Marc Joulaud seront jugés du 24 février au 11 mars au tribunal correctionnel de Paris, dans l'affaire des emplois fictifs. François Fillon devra notamment répondre de "détournement de fonds publics" sur plusieurs périodes entre 1998 et 2013, "complicité et recel" de ce délit, "complicité et recel d'abus de biens sociaux". 

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #FILLON

23h23 : Si vous avez manqué l'émission, voici les six séquences à retenir de l'intervention de François Fillon sur France 2.







(MARTIN BUREAU / AFP)

22h34 : Voici les contenus qu'il ne fallait pas manquer sur notre site aujourd'hui :

Ce décryptage complet de l'urgence de "portée internationale" déclarée par l'OMS face à l'épidémie.

Cet article de Fabien Magnenou sur comment la France a développé son propre test pour détecter le virus.

Cet article de Margaux Duguet sur la nouvelle vie de l'ancien candidat à la présidentielle.

22h28 : En tout cas il n’a pas répondu honnêtement aux questions posées !!!

22h28 : Il n’a pas répondu aux questions posées ? On assiste à un cours de langue de bois.

22h28 : Ce débat est sans intérêt ! On offre 2 h de télé à un homme butté qui ne connaît strictement rien ...! Dans un autre style Balkany était aussi très sûr de lui !!!on connaît la suite...!

22h28 : Dans les commentaires, vous jugez sévèrement la prestation de François Fillon sur France 2.

22h25 : "Ce que je demande, c'est d'être jugé comme tout le monde, avec équité. J'ai sûrement commis des erreurs, mais je ne peux pas supporter qu'on pense que je suis malhonnête, que j'ai cherché à tromper les Français."

L'émission est terminée. Voici les derniers mots de l'ancien candidat.

22h25 : "Ce que je demande, c'est d'être jugé comme tout le monde, avec équité. J'ai sûrement commis des erreurs, mais je ne peux pas supporter qu'on pense que je suis malhonnête, que j'ai cherché à tromper les Français."

L'émission est terminée. Voici les derniers mots de l'ancien candidat.

22h16 : "Je ne suis plus un acteur politique et je ne suis pas là, après les difficultés que j'ai rencontrées, de choisir les leaders de la droite de demain."

Sur France 2, l'ancien candidat refuse de répondre à une question sur l'avenir de sa famille politique.

22h10 : "Beaucoup de ses mesures vont dans le bon sens", a déclaré François Fillon à propos de la politique d'Emmanuel Macron. Voici la séquence en vidéo :

22h08 : "Je ne sais pas si c'est un programme de droite, j'aurais fait plus fort et plus vite, mais ses mesures vont dans le bon sens".

L'ancien candidat est maintenant interrogé sur la politique d'Emmanuel Macron.

22h03 : "J'ai tourné la page le plus vite possible, parce que c'était le meilleur moyen pour moi de ne pas m'enfermer dans le remord ou la revanche."

L'ancien Premier ministre explique pourquoi il s'est reconverti dans le privé.

21h59 : "Moi, je n'en rajouterai pas. Aujourd'hui, le meilleur service à rendre à mon pays, c'est de faire passer ce message : la vie politique doit changer. Il s'agit de faire le tri entre ce qui est de l'intérêt national et ce qui ne l'est pas."

L'ancien candidat refuse également de s'exprimer sur Nicolas Sarkozy.

21h59 : "C'est fini, c'est derrière moi, ce n'est plus d'actualité. Quelques que soient les blessures que je ressens et l'envie de pourfendre ceux qui m'ont amené là où je suis, je pense que ce n'est pas un service à rendre à notre pays. Je ne suis plus dans la polémique, je ne suis pas dans la revanche."

L'ancien candidat refuse d'étayer ses accusations contre François Hollande.

21h55 : Un journaliste d'"Envoyé Spécial revient sur les explications de François Fillon à propos de la mauvaise transcription des propos de sa femme dans l'émission.

21h55 : "Bien sûr qu'il y a eu des interventions multiples qui ont abouti au résultat qu'on connaît".

L'ancien candidat maintient ses accusations contre le gouvernement de l'époque et François Hollande.

21h54 : "J'ai tourné la page. Je n'ai pas envie et je n'ai pas les moyens de mener une enquête."

Interrogé sur ses accusations contre le cabinet noir, François Fillon élude.

21h53 : "A aucun moment, il n'y a eu une solution de remplacement", assure François Fillon quand on lui demande pourquoi il n'a pas retiré sa candidature.

21h52 : "L'argent qui a servi à payer le travail de mon épouse était légitime."

Interrogé sur la formule "Fillon, rends l'argent", l'ancien candidat reste droit dans ses bottes.

21h51 : "Si j'étais un homme d'argent, je n'aurais pas choisi cet engagement politique. Au moment de la présidentielle, tout le monde a vu que j'avais moins de patrimoine que Monsieur Mélenchon."

21h50 : "Oui, c'est une double erreur. En donnant ma confiance à quelqu'un qui ne la méritait pas et en ne voyant pas que cette acceptation de ce cadeau aurait un effet désastreux..."

Interrogé sur les costumes, François Fillon reconnaît une erreur.

21h48 : "La veille du Trocadero, j'avais pratiquement pris la décision de retirer ma candidature. Pourquoi je l'ai pas retiré ? Parce qu'à aucun moment il n'y a eu de solution de remplacement."

L'ancien candidat explique pourquoi il a maintenu sa candidature.

21h48 : "J'ai fais l'erreur de provoquer Nicolas Sarkozy avec cette phrase, je n'aurais jamais dû accepter les costumes", a dit François Fillon. Voici la séquence en vidéo :

21h46 : "J'ai été traité d'une manière injuste, qui n'est pas normale. La procédure conduite contre moi était entièrement à charge. Jamais on a vu un juge nommé un jour et quatre jours après me convoquer pour une mise en examen."

L'ancien candidat s'en prend une nouvelle fois au juge d'instruction.

22h15 : "Mes enfants ont été extrêmement courageux", assure François Fillon, sans répondre dans le détail sur les sommes perçues par ses enfants quand il était sénateur.

21h44 : "J'ai fais l'erreur de provoquer Nicolas Sarkozy avec cette phrase, je n'aurais jamais dû accepter les costumes. J'ai fait des erreurs, mais certainement pas sur cette affaire d'assistant parlementaire."

21h43 : "Bien sûr que je regrette cette phrase (...) Parce que pendant ces 40 années de vie politique, j'ai toujours évité d'attaquer les personnes. Là, dans l'enthousiasme du meeting, j'ai dérogé à cette règle et je le regrette."

L'ancien candidat revient sur sa fameuse phrase "Qui imagine le général de Gaulle mis en examen ?" lancée à propos de Nicolas Sarkozy.

21h41 : "J'ai tourné la page complètement."

L'ancien candidat assure qu'il ne se présentera pas aux municipales.

21h49 : "Mes enfants ne sont pas poursuivis devant la justice. Je refuse de répondre aux questions qui les concernent. Je dirai une chose : mes enfants ont été extrêmement courageux dans la tempête qu'ils ont dû affronter."

Interrogé sur ses enfants, François Fillon élude.

21h39 : Un journaliste politique doute de la stratégie choisie par François Fillon ce soir en faisant un rapprochement avec l'affaire des assistants parlementaires du MoDem et du RN.

21h37 : "L'emploi n'était pas fictif, les preuves seront apportées lors du procès".

21h36 : François Fillon vient de faire un lapsus qui a fait sourire tout le monde. Révélateur ?

21h35 : Voici en vidéo la réponse de François Fillon à la séquence d'"Envoyé Spécial" où Penelope Fillon disait n'avoir jamais été son assistance parlementaire :

21h35 : "N'enfermons pas la fonction de collaborateur dans des règles qui sont contraire à la démocratie."

L'ancien candidat accuse ses juges d'avoir une "vision administrative" du métier de collaborateur parlementaire.

21h32 : "Il y a des centaines de députés qui travaillent avec leur conjoint. Est-ce qu'on leur a demandé comment ils travaillent avec leur conjoint ?"

21h32 : "Elle a toujours refusé les honneurs, elle a toujours refusé de se mettre en avant."

Confronté à l'extrait d'"Envoyé Spécial" où Penelope assurait n'avoir jamais été l'assistante de François Fillon, l'ancien élu se défend.

21h31 : "Penelope a été ma première et ma plus importante collaboratrice", a affirmé François Fillon à propos de la réalité du travail de sa femme comme sa collaboratrice parlementaire. Voici la séquence vidéo :

21h30 : Bonsoir . Comme tout à l'heure lors du chat avec un scientifique sur le coronavirus, ce direct sera pendant toute la durée de l’émission principalement consacré à l'émission "Vous avez la parole". Elle doit durer environ 1h15.

21h30 : Il n'y en a que pour Fillon ce soir sur FranceInfo. On se croirait à une soirée foot.

21h33 : "Ne tombez pas dans cette caricature qui m'a entraîné là où je suis. Elle n'a jamais travaillé à l'Assemblée nationale, c'était ma collaboratrice sur le terrain, dans la Sarthe."

François Fillon s'agace d'être interrogé sur le fait que sa femme n'avait pas de badge de l'Assemblée nationale.

21h26 : "Les juges d'instruction ont refusé d'examiner les témoignages et les documents qui attestent du travail de Penelope."

L'ancien candidat se défend en accusant les juges d'instruction.

21h28 : "Elle a été ma collaboratrice quotidienne. Elle a géré mon agenda local, le courrier parlementaire, elle a corrigé mes discours"

21h24 : "J'ai envie de dire quelle question ? Vous imaginez que j'aurai pu conduire cette campagne en mentant à tous les Français ? Penelope a été ma première et ma plus importante collaboratrice."

Interrogé sur le travail de sa femme, François Fillon se défend.

21h21 : "Je regrette évidement ce qui s’est produit, je le regrette pour les Français qui m'ont fait confiance", a dit François Fillon. Voici la séquence en vidéo :

21h19 : Un an après les révélations du Canard enchaîné sur l'emploi présumé fictif de Penelope Fillon, j'avais interrogé les équipes des adversaires de François Fillon pour savoir comment ils avaient vécu l'affaire. "Le premier sentiment que l'on a eu, c'est qu'on n'allait parler que de ça", m'avait-on notamment dit à La France insoumise. Si cela vous intéresse de (re) lire cet article, c'est par ici.