DIRECT. François Fillon assure que son épouse Penelope était "rémunérée en fonction des règles de l’Assemblée nationale"

Le tribunal correctionnel doit délibérer sur deux QPC plaidées par la défense. Si les magistrats décidaient de renvoyer l'une de ces QPC à la Cour de cassation, le procès serait ajourné.

L\'ancien Premier ministre François Fillon arrive au tribunal de Paris, jeudi 27 février 2020.
L'ancien Premier ministre François Fillon arrive au tribunal de Paris, jeudi 27 février 2020. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Le procès de l'ex-Premier ministre François Fillon et de son épouse Penelope pour des soupçons d'emplois fictifs a débuté à Paris par l'examen d'arides points de procédure soulevés par la défense, qui seront tranchés jeudi 27 février. Le tribunal correctionnel de Paris a commencé à examiner le fond du dossier, après le rejet des deux questions prioritaires de constitutionnalité plaidées par la défense.

Pas de renvoi du procès. L'audience a été suspendue peu après 15 heures, mercredi, pour que le tribunal correctionnel délibère sur deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) plaidées par la défense, portant sur les délais de prescription et le délit de détournement de fonds publics. Elles ont été rejetées.

Soupçons d'emplois fictifs. Les juges d'instruction, qui ont enquêté pendant plus de deux ans, ont acquis la conviction que Penelope Fillon, 64 ans, avait bénéficié d'emplois dits "fictifs" d'assistante parlementaire auprès de son mari, mais aussi auprès de son suppléant dans la Sarthe, Marc Joulaud.

De possibles détournement de fonds publics. François Fillon est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris principalement pour "détournement de fonds publics", à l'instar de Marc Joulaud, son ancien suppléant à l'Assemblée nationale. Penelope Fillon est quant à elle jugée pour complicité et recel de ce délit.

Jugés aussi pour abus de biens sociaux. François et Penelope Fillon sont également jugés pour complicité et recel d'abus de biens sociaux, dans le cadre de l'emploi de Penelope Fillon comme conseillère littéraire au sein de La Revue des deux mondes.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #FILLON

00h28 : C'est la fin de ce direct. Voici les principales informations de ce jeudi soir :

• Le bilan grimpe d'un coup en France. Au total, 38 personnes infectées par le nouveau coronavirus ont été identifiées sur le territoire depuis l'apparition de la maladie. Sur ces 38 patients, douze sont guéris, deux sont morts et 24 sont hospitalisés, dont deux dans un état grave.

• Penelope Fillon était-elle réellement la collaboratrice parlementaire de son mari ? La discrète épouse de l'ancien Premier ministre, jugée à Paris pour des soupçons d'emplois fictifs, a laborieusement répondu aux salves de questions lors d'une audience sous tension.

• Nordahl Lelandais est à nouveau mis en examen. Déjà soupçonné d'avoir tué la petite Maëlys et le caporal Arthur Noyer, l'ancien militaire est désormais également visé pour agression sexuelle et menace sur une petite-cousine dans les Ardennes.

• Cinq mois après le gigantesque incendie qui a ravagé l'usine Lubrizol à Rouen, le groupe est mis en examen pour sa responsabilité dans les dégâts environnementaux causés par le sinistre, dont l'origine reste encore inconnue.

Le live reprend vendredi matin à 6 heures.

23h18 : Au troisième jour du procès des époux Fillon, la discrète Penelope Fillon a peiné à convaincre aux côtés de son mari François Fillon combatif. Voici le récit de l'audience par notre reporter Violaine Jaussent.

L\'ancien Premier ministre François Fillon et son épouse Penelope le 27 février 2020 au tribunal de grande instance de Paris.


(STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

18h53 : L'audience vient de s'achever au procès des époux Fillon. Elle se conclut ce soir sur une attaque de l'un des procureurs contre Penelope Fillon.

18h30 : Penelope Fillon est rappelée à la barre. La présidente du tribunal l'interroge sur des éléments qui mettent à mal sa défense. Notre journaliste Violaine Jaussent est sur place.

18h11 : Il est 18 heures, voici les titres :

Le procureur de la République de Paris a annoncé la mise en examen de la société Lubrizol France pour "déversement de substances nuisibles" et "exploitation non conforme d'un installation classée" dans l'enquête sur l'incendie de l'usine de Rouen, en septembre dernier.

Le Premier ministre Edouard Philippe s'est exprimé cet après-midi sur la situation en France et les mesures mises en place par le gouvernement. Il a annoncé que "108 hôpitaux" se tenaient prêts à recevoir les malades. L'Etat a passé commande "de 200 millions de masques supplémentaires" et le nombre de tests de dépistage fabriqués est "suffisant pour faire face au développement, le cas échéant, de l'épidémie".

Les époux Fillon ont tous les deux été entendus cet après-midi sur l'emploi d'assistante parlementaire occupé par Penelope Fillon. "Il n’y a pas un seul discours prononcé dans ma carrière politique qui n’ait pas été relu par Penelope", a notamment déclaré l'ancien Premier ministre.



L'hôtel italien où loge Gabriel Matzneff a été perquisitionné hier, a appris franceinfo auprès du parquet de Paris, confirmant une information de l'AFP.

17h17 : François Fillon s'explique devant le tribunal correctionnel sur la réalité des emplois d'assistante parlementaire occupés par sa femme Penelope. Notre journaliste Violaine Jaussent suit toujours le procès pour franceinfo.fr.

16h12 : Il est seize heures et voici les principales informations de la journée :

Le Premier ministre Edouard Philippe s'est exprimé cet après-midi sur la situation en France et les mesures mises en place par le gouvernement. Il a annoncé que "108 hôpitaux" se tenaient prêts à recevoir les malades. L'Etat a passé commande "de 200 millions de masques supplémentaires" et le nombre de tests de dépistage fabriqués est "suffisant pour faire face au développement le cas échéant de l'épidémie".


Le procès du couple Fillon a repris. Après quelques mots de François Fillon en guise d'introduction, son épouse, Penelope, est entendue sur son poste d'assistante parlementaire après de son mari lorsqu'il était député de la Sarthe.

L'hôtel italien où loge Gabriel Matzneff a été perquisitionné hier, a appris franceinfo auprès du parquet de Paris, confirmant une information de l'AFP. Cet hôtel est situé à Bordighera près de la frontière avec la France

15h22 : Penelope Fillon est entendue en ce moment par le tribunal correctionnel de Paris. Elle s'explique sur les différentes missions dont elle dit avoir été chargée par son mari lorsqu'elle était son assistante parlementaire.

14h49 : Notre journaliste Violaine Jaussent suivra cet après-midi encore le procès du couple Fillon.

14h59 : "J'ai déjà été condamné, sans appel, par un tribunal médiatique. Les dégâts sont irréparables : il y a l'élection présidentielle, il y a la place du courant de pensée que je représentais et quelle que soit la décision que vous rendrez, rien n'y changera. (...) Il y a aussi mon honneur, celui de mon épouse et celui de Marc Joulaud. Ma vie, et celle de ma famille, ont été fouillées dans les moindres recoins."

L'ancien Premier ministre a fait une déclaration devant les magistrats à l'ouverture de son procès.

14h36 : François Fillon fait référence à une déclaration du vice-procureur hier après-midi lors du premier jour de son procès. Le représentant du ministère public avait, en effet, jugé bon de rappeler que "le délit de détournement de fonds publics était puni d’une peine de mort par pendaison sous l’Ancien régime".

14h35 : "Je n'avais pas l'intention de m'exprimer, mais le parquet ne m'ayant laissé le choix entre la peine de mort et la victimisation, je voudrais rappeler que la présomption d'innocence court jusqu'à ce qu'une décision soit prise par la justice."

L'ancien Premier ministre François Fillon a, pour la première fois, pris la parole au tribunal correctionnel.

14h29 : Bonjour ! C'est du jargon juridique en effet. Pour qu'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) remonte jusqu'à la Cour de cassation puis au Conseil constitutionnel, elle doit remplir trois critères : être une question recevable, nouvelle et sérieuse. Le tribunal correctionnel a estimé que les QPC déposées par les avocats du couple Fillon étaient bien "recevables et nouvelles", mais qu'elles n'étaient pas "sérieuses". Le Conseil constitutionnel vous explique tout ici.

14h26 : Bonjour, les questions prioritaires de constitutionnalité sont recevables et nouvelles mais rejetées ?! Qu'est-ce que c'est que ce jargon ?

14h26 : Cette après-midi, l'audience sera consacrée au premier volet de l'affaire qui avait pulvérisé la campagne présidentielle de François Fillon en 2017 : l'emploi de Penelope Fillon comme assistante parlementaire de son époux, alors député de la Sarthe. François Fillon est poursuivi pour détournement de fonds publics et Penelope Fillon pour complicité et recel.

14h05 : Le tribunal a estimé que les deux questions prioritaires de constitutionnalité étaient "recevables et nouvelles" mais qu'elles n'étaient pas "sérieuses". Elles sont rejetées et le procès va bien pouvoir se tenir.

14h00 : Le procès des époux Fillon se poursuit aujourd'hui avec la décision du tribunal correctionnel sur les deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) déposées par l'avocat du couple. Si elles étaient jugées "sérieuses et nouvelles" par le tribunal, le procès serait reporté.