VIDEO. "La présomption d'innocence, ce n'est pas pour les chiens" : Retailleau défend Fillon après des révélations du "JDD"

Selon l'hebdomadaire, "de nouveaux éléments troublants" affaiblissent la défense de l'ancien Premier ministre, mis en examen pour "détournement de fonds publics et recel d'abus de biens sociaux".

EUROPE 1

"Avant de jeter l'honneur de François Fillon aux chiens, laissez-le se défendre." Invité du "Grand Rendez-Vous" d'Europe 1, CNews et Les Echos, dimanche 16 septembre, l'ancien bras droit du candidat malheureux à la présidentielle a refusé de commenter les dernières révélations du JDD, qui a eu accès au compte-rendu d'audition de François Fillon devant le juge, début septembre.

Selon le journal, le dossier laisse apparaître "de nouveaux éléments troublants" qui affaiblissent la défense de l'ancien Premier ministre, mis en examen pour "détournement de fonds publics et recel d'abus de biens sociaux".

"Je lui reste fidèle en amitié"

Interrogé sur le fait de savoir s'il continue à défendre François Fillon malgré ces révélations, Bruno Retailleau a dit ne vouloir faire "aucun commentaire". "Je constate simplement qu'l y a une justice en France, une procédure. Le tribunal médiatique ce n'est pas la justice de la République, c'est tout", a-t-il afirmé.

"Je ne veux pas en rajouter. François Fillon est un ami, il reste mon ami, je lui reste fidèle en amitié. Il aura l'occasion de se défendre et j'espère qu'il saura faire prévaloir les arguments qui lui permettront de rétablir son honneur", a poursuivi le président du groupe LR au Sénat. "J'espère que nous ne sommes pas dans une démocratie illibérale, il y a malgré tout quelques procédures. La présomption d'innocence, ce n'est pas pour les chiens. Je veux rappeler ces principes."

Bruno Retailleau et François Fillon, en décembre 2015 à Nantes (Loire-Atlantique).
Bruno Retailleau et François Fillon, en décembre 2015 à Nantes (Loire-Atlantique). (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)