Affaires Fillon : "Nous risquons un crash le 23 avril" lors du premier tour de la présidentielle, selon Georges Fenech

Georges Fenech, député Les Républicains du Rhône, a déclaré, mardi sur franceinfo, ne pas vouloir diviser sa famille politique même s'il a des craintes sur les résultats de la candidature de François Fillon à la présidentielle.

Georges Fenech, député Les Républicains, à l\'Assemblée nationale, le 14 février 2017.
Georges Fenech, député Les Républicains, à l'Assemblée nationale, le 14 février 2017. (ALAIN JOCARD / AFP)
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François Fillon a rencontré les députés Les Républicains, à l'Assemblée nationale, dans la matinée du mardi 14 février. "Le retrait aujourd'hui de ma candidature créerait une crise majeure", a déclaré le candidat de la droite à la présidentielle, malgré les soupçons d'emplois fictifs qui pèsent sur sa femme.

Les députés ont exprimé leur "soutien unanime" à François Fillon. Georges Fenech en fait partie. Cependant, mardi sur franceinfo, le député sarkozyste du Rhône a dit craindre "un crash" au premier tour de la présidentielle.

franceinfo : Est-ce que le mot d'ordre est "Tous derrière François Fillon" ?

Georges Fenech : C'était important de se retrouver. On a pu avoir des explications franches. Il est exact qu'une très large majorité apporte son soutien total à François Fillon. Ce dernier a confirmé que quoi qu'il arrive, il ira jusqu'au bout de sa candidature. Moi j'avais souhaité avec d'autres collègues que le bureau politique puisse s'exprimer sur tout cela. Cette demande a été rejetée. Dont acte.

Vous, Georges Fenech, soutenez-vous toujours François Fillon ?

Je suis pour le rassemblement de la famille. Il est hors de question que je divise. Simplement, je continue à tirer la sonnette d'alarme, en disant nous risquons un crash le 23 avril. Nous le voyons sur le terrain. On a énormément de mal à être audible pour la campagne présidentielle. Moi j'étais pour une solution alternative, qui semble ne pas être possible, donc advienne que pourra.

Est-ce que vous n'avez pas raté des fenêtres de tir pour mettre en place un plan "B" ?

Il y a eu manifestement des erreurs de communication qui se sont accumulées. François Fillon a reconnu, mardi matin, que nous demander, le 1er février, de tenir encore 15 jours, en était une. Or, ce délai me paraissait personnellement intenable. Il l'a admis, c'était une mauvaise analyse de la situation. Maintenant sa réponse est très claire. Il ira jusqu'au bout, quoi qu'il arrive. Nous sommes donc tous concernés par cette campagne présidentielle.

"Moi j'étais pour une solution alternative, qui semble ne pas être possible, donc advienne que pourra", Georges Fenech, député LR
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