L'ex-candidat à la présidentielle François Asselineau placé en garde à vue pour agressions sexuelles

Le chef de l’Union populaire républicaine "a toujours fermement démenti ces accusations", selon son entourage.

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France Télévisions
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François Asselineau participe à un débat télévisé sur France 2 entre candidats à l'élection présidentielle, le 4 avril 2019.  (JACQUES WITT / SIPA)

Le président de l'UPR est sommé de s'expliquer. François Asselineau a été placé en garde à vue pour "agressions sexuelles", "harcèlement sexuel" et "harcèlement moral", mercredi 3 février, a annoncé le parquet de Paris, confirmant une information du Point.

L'ancien candidat à la présidentielle de 2017 est "actuellement entendu" par la police, a précisé son entourage à France Télévisions. Le chef de l’Union populaire républicaine "a toujours fermement démenti ces accusations, qui, pour l’essentiel, allèguent des faits qui auraient prétendument eu lieu avant même leur embauche", souligne cette source.

Deux plaintes déposées

Le 15 mai 2020, le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire à l'encontre de François Asselineau. Deux plaintes ont été déposées par deux victimes présumées et anciens salariés de l'UPR, l'une dans l'Allier, l'autre à Paris, et un ancien cadre avait fait un signalement au procureur de la République. Ces accusations révélées par Libération (article abonnés) avaient alors été qualifiées de "calomnies" par François Asselineau.

Au printemps, 38 cadres de l'UPR avaient dénoncé "des faits d'une exceptionnelle gravité", sans en préciser la nature, et avaient réclamé la démission du président du parti. Ce dernier avait démenti "catégoriquement" et annoncé la tenue d'un congrès "dans les plus brefs délais". Lors du vote organisé en juillet, il avait été réélu haut la main à la tête du parti souverainiste.

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