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Enfant malade : l'Assemblée approuve le don de jours de repos entre collègues

Le cas d'un salarié de Badoit, qui avait pu rester au chevet de son fils atteint d'un cancer grâce aux dons de ses collègues, a inspiré les députés.

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France Télévisions
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Une mère et sa fille, le 18 novembre 2010 au centre de gastro-entérologie de l'hôpital Necker à Paris. (BORIS HORVAT / AFP)

Les députés ont donné un cadre légal à une manifestation de solidarité dans l'entreprise. S'inspirant d'un cas réel survenu à Saint-Galmier (Loire), dans l'entreprise Badoit, l'Assemblée nationale a adopté, mercredi 25 janvier, un texte permettant à un salarié de donner anonymement une partie de ses jours de repos à un collègue devant s'occuper d'un enfant très gravement malade.

Son auteur, le député UMP de la Loire Paul Salen, a connu, dans sa circonscription, le cas de Christophe Germain. Ce salarié de Badoit avait bénéficié de 170 jours de RTT donnés par ses collègues, grâce au feu vert de son entreprise. Il avait ainsi pu rester en permanence au chevet de son fils de 11 ans, Mathys, atteint d'un cancer et hospitalisé à domicile jusqu'à son décès, fin décembre 2009.

"Nous sommes émus de l'adoption de ce texte, qui découle de notre histoire personnelle, pour tous les parents qui vont pouvoir en bénéficier", a déclaré après le vote la mère de l'enfant, Lydie Germain, qui a assisté aux débats avec son mari, depuis la tribune du public.

La gauche met en garde contre l'introduction d'inégalités entre salariés

La proposition de loi, qui doit maintenant passer devant le Sénat, a été votée par les députés de droite et du centre, les socialistes s'abstenant et le Front de gauche votant contre.

Soulignant les inégalités que le dispositif risque d'entraîner entre salariés, et les difficultés pratiques d'application, notamment autour de l'anonymat des dons, les députés de gauche ont plaidé pour l'amélioration des congés indemnisés déjà existants pour soigner des proches ou des enfants.

Le PS s'est toutefois abstenu, ne voulant pas s'opposer à "un tel acte de solidarité". Le Front de gauche a voté contre, estimant que "c'est à la solidarité nationale à faire face à ces situations".

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