VIDEO. Syrie, Trump, réformes... Neuf phrases à retenir de l'entretien d'Emmanuel Macron sur France 2

Sept mois après son élection à l'Elysée, le président de la République a évoqué, dimanche, la guerre en Syrie et la lutte contre le réchauffement climatique, mais aussi ses méthodes de travail et les critiques qui peuvent lui être adressées.

Emmanuel Macron, pendant son entretien exclusif à France 2, à l\'Elysée (Paris), diffusé le 17 décembre 2017.
Emmanuel Macron, pendant son entretien exclusif à France 2, à l'Elysée (Paris), diffusé le 17 décembre 2017. (FRANCE 2)

Emmanuel Macron était l'invité du "20 heures" de France 2, dimanche 17 décembre. Sept mois après son élection à l'Elysée, il a évoqué des dossiers internationaux, comme la guerre en Syrie, les relations diplomatiques avec Donald Trump, son engagement sur l'écologie, sa politique en matière d'énergie, mais aussi ses méthodes de travail et les critiques qui peuvent lui être adressées.

Franceinfo a sélectionné les neuf déclarations à retenir de cet entretien exclusif avec Laurent Delahousse.

1Sur le terrorisme : "D'ici fin février, nous aurons gagné la guerre en Syrie"

Le président de la République résume ainsi sa pensée sur la situation en Syrie et la nécessité de négocier avec Bachar Al-Assad : "Bachar est l'ennemi du peuple syrien. Mon ennemi, c'est Daech""On vient de gagner la guerre en Irak, avec la coalition. Je pense que d'ici mi-, fin février, nous aurons gagné la guerre en Syrie", assure le chef de l'Etat. "Bachar Al-Assad sera là, aussi parce qu'il est protégé par ceux qui sur le terrain ont gagné la guerre : que ce soit l'Iran ou la Russie." Le chef de l'Etat estime qu'"on ne peut pas dire qu'on ne veut pas parler avec lui ou ses représentants".

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2Sur le climat : "Quand on signe un accord, même si c'est son prédécesseur qui l'a signé, on doit le respecter"

Emmanuel Macron est revenu sur sa rencontre avec Donald Trump, après la décision de ce dernier de sortir de l'Accord de Paris. "Le moteur de sa décision, c'est qu'il s'y était engagé pendant sa campagne, donc il considère que c'est ce qu'il doit à ses électeurs. Ça, je ne peux que le respecter", commence-t-il. "Mais il y a une règle dans le droit international : quand on signe un accord, même si c'est son prédécesseur qui l'a signé, on doit le respecter", rappelle Emmanuel Macron. "On ne peut pas prétendre garantir l'ordre international et sortir du droit quand cela ne nous arrange plus. Donc, je pense que c'est une vraie erreur."

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3Sur l'énergie : "Les centrales thermiques et à charbon seront fermées durant ce quinquennat"

"Dans notre production d'électricité, le problème, c'est le thermique et le charbon. On a encore des centrales thermiques et à charbon sur le territoire, on va les fermer, durant ce quinquennat", s'engage Emmanuel Macron. "Toutes les centrales thermiques et à charbon qui existent en France seront fermées, pendant le quinquennat, parce que c'est ça qui est mauvais pour les émissions de gaz à effet de serre".

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4Sur le nucléaire : "C'est la manière la plus décarbonée de produire de l'électricité"

Sortir du nucléaire n'est en revanche pas la priorité d'Emmanuel Macron. "Le nucléaire n'est pas mauvais pour les émissions de CO2, c'est la manière la plus décarbonée de produire de l'électricité", précise-t-il. Il poursuit : "Si je ferme demain une centrale nucléaire, je ne peux pas la remplacer par de l'énergie renouvelable, parce qu'une centrale nucléaire fournit de l'électricité toute l'année en continu. Le renouvelable, c'est une énergie intermittente." 

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5Aux critiques : "Etre impopulaire, il faut le mériter"

Emmanuel Macron "lit tout" mais "commente peu" et assure ne pas être "agacé" par les critiques qui lui sont adressées. "Il faut accepter la part d'impopularité qui va avec certaines réformes et quand on est impopulaire, il faut le mériter". "La pire des choses, c'est que les gens ne vous aiment pas sans bonne raison", ajoute le chef de l'Etat. 

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6Sur ses méthodes : "Je fais les Conseils des ministres les plus longs et les plus collégiaux de la Ve République"

S'il estime qu'il y a quelque chose de "solitaire" dans l'exercice du pouvoir, Emmanuel Macron assure "travailler beaucoup" avec ses équipes. "Je pense que je fais les Conseils des ministres les plus longs et les plus collégiaux de la Ve République", assure-t-il.

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7Sur les réformes : "Il faudra deux ans pour que la réforme du marché du travail ait ses pleins effets"

"Les décisions que nous avons pris en début de quinquennat, elles n'ont pas d'impact immédiat", admet le chef de l'Etat. Selon lui, il faut compter deux ans, "pour que la réforme du marché du travail ait ses pleins effets". Emmanuel Macron estime avoir fait "la réforme la plus importante, qui avait été évitée en France depuis vingt ans".

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8Sur Wauquiez : "Les gens qui s'opposent pour insulter ou pour décréter n'ont aucun intérêt"

Emmanuel Macron désigne comme ses opposants politiques "tous ceux qui pensent que notre pays est condamné à se replier sur lui-même", sans jamais les nommer. Aux critiques de Laurent Wauquiez, nouveau président des Républicains, qui estime qu'Emmanuel Macron "ne connaît pas les régions, les territoires", le chef de l'Etat répond : "C'est un commentaire que je lui laisse, mais qui n'apporte rien au pays". Et enfin, cette pique : "Les gens qui s'opposent pour insulter ou pour décréter n'ont aucun intérêt."

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9Sur l'audiovisuel public : "Je lancerai une réflexion en début d'année prochaine"

Interrogé par Laurent Delahousse sur ses intentions quant au service public de l'audiovisuel, Emmanuel Macron rappelle que "les usages sont en train de changer" et que selon lui "notre audiovisuel public reste structuré sur le monde d'avant". "Comment mieux mutualiser la radio, la télévision, le digital ? Est-ce que le dispositif est le plus adapté ? Est-ce que l'argent est mis au bon endroit ?", interroge le chef de l'Etat, qui annonce vouloir "lancer une réflexion (...) pour reposer les bases de la mission (...) au début de l'année prochaine."

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Début décembre, la polémique a éclaté quand L'Express a publié un article affirmant que le chef de l'Etat avait qualifié l'audiovisuel public de "honte de la République". L'Elysée a démenti l'emploi de cette formulation explosive, mais, selon Télérama, le président aurait tout de même déclaré : "L’audiovisuel public, c’est une honte pour nos concitoyens, c’est une honte en termes de gouvernance, c’est une honte en ce que j’ai pu voir ces dernières semaines de l’attitude des dirigeants."