VIDEO. Questions Politiques : "La vie politique, ça n'est pas la question 'êtes-vous candidat?'", se défend Macron

L'ancien ministre de l'Economie, qui a démissionné en début de semaine, a répondu aux critiques, dimanche sur le plateau de "Questions politiques" sur franceinfo.

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La question restera sans réponse. Une fois de plus. Invité de l’émission "Questions politiques" de France inter et Le Monde sur franceinfo, dimanche 4 septembre, Emmanuel Macron n'a pas répondu à la question de savoir s'il serait candidat à l'élection présidentielle de 2017. Mais "elle se posera à un moment", a-t-il toutefois reconnu.

"L'élection présidentielle, ce n'est pas le bal des ego", a tranché l'ancien ministre de l'Economie, près d'une semaine après sa démission. "La vie politique (...) ça n'est pas la question êtes-vous candidat", a-t-il ajouté, mais la construction d'un "socle idéologique" et d'un projet politique. 

"Je n'ai jamais dit que je n'étais ni de gauche ni de droite"

Emmanuel Macron, qui se consacre désormais à son mouvement "En marche !", et continue donc d'entretenir le flou sur une éventuelle candidature, s'est défendu d'avoir trahi François Hollande en démissionnant. "Je ne suis pas dans la situation des femmes et des hommes politiques qui ont construit des carrières pendant des décennies auprès de responsables qui les ont faits", a-t-il plaidé, esquivant : "La loyauté, c'est d'être fidèle à ses idées."

L'ancien ministre a aussi tenu à clarifier son positionnement politique. "Je n'ai jamais dit que je n'étais ni de gauche ni de droite", une formule qui revient souvent dans la bouche de ses détracteurs, a-t-il assuré. "Il y a aujourd'hui une gauche du réel qui veut que les choses changent (...) et il y a une gauche statutaire, conservatrice", a-t-il jugé, ajoutant : "Je suis de cette gauche du réel."

Mendès France et Rocard mais pas comme Valls

Emmanuel Macron a revendiqué sa filiation politique avec Pierre Mendès France et Michel Rocard. Un héritage qu'il partage avec Manuel Valls. Mais, a-t-il jugé, lui, l'énarque et ancien banquier d'affaires, a "plus de liberté par rapport aux appareils politiques" que le Premier ministre, pur produit du PS.

Emmanuel Macron, le 1er septembre 2016 à Chalons-en-Champagne (Marne).
Emmanuel Macron, le 1er septembre 2016 à Chalons-en-Champagne (Marne). (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)