Un chauffeur d'Emmanuel Macron convoqué devant la justice après avoir échappé à un contrôle de police

Un gendarme du Groupe de sécurité de la présidence de la République, qui n'était pas en service, a refusé de se soumettre à un contrôle de police après un excès de vitesse au volant d'une voiture de l'Elysée.

L\'une des voitures banalisées du parc présidentiel, à Paris, le 5 octobre 2018.
L'une des voitures banalisées du parc présidentiel, à Paris, le 5 octobre 2018. (MAXPPP)

Excès de vitesse et refus d'obtempérer. Un chauffeur d'Emmanuel Macron est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour avoir refusé de se soumettre à un contrôle de police alors qu'il roulait trop vite, selon les informations de Mediapart. En attente de son jugement, ce gendarme du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) "a été maintenu en poste auprès du chef de l'Etat", précise le site d'investigation. Contacté par franceinfo, dimanche 5 mai, l'Elysée a confirmé qu'une procédure était en cours à l'encontre du chauffeur.

Les faits se sont déroulés le 27 février 2019, dans les Hauts-de-Seine. Stéphane P., qui n'était pas en service, conduisait "une voiture banalisée du parc de la présidence". Il roulait "à une vitesse excessive quand des policiers ont essayé de l'interpeller", mais malgré les sommations des policiers, il a refusé de s'arrêter. "Les policiers, partis à ses trousses après plusieurs sommations, sont tout de même parvenus à l'identifier en relevant sa plaque d’immatriculation", précise Mediapart.

Stéphane P. doit être jugé le 13 janvier 2020, à Nanterre, pour "refus d'obtempérer", détaille Mediapart. Il risque trois mois de prison et 3 750 euros d'amende. L'Elysée déclare que "l'agent a été changé d'affectation au sein du GSPR à titre conservatoire". Selon les informations de Mediapart, Stéphane P. est désormais chargé "de la sécurité présidentielle".