Présidentielle 2022: "Le septennat me paraît une bonne option", indique Emmanuel Macron

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Présidentielle 2022: "Le septennat me paraît une bonne option", indique Emmanuel Macron
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Article rédigé par
C. Roux - France 2
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Emmanuel Macron, président candidat à sa réélection, était l'invité des "4V" sur France 2, mercredi 13 avril. 

Invité des "4V" sur France 2, mercredi 13 avril, le président de la République et candidat à sa réélection s'est dit favorable à un septennat. Toutefois, Emmanuel Macron a rappelé que "la Constitution a des règles claires : cinq ans, pas plus de deux mandats". "Quand on parle de réforme constitutionnelle, je dis que le septennat me paraissait une bonne option, mais il ne vaudra de toute façon pas pour le mandat qui vient, d'évidence", a-t-il également nuancé. Emmanuel Macron a par ailleurs indiqué que "si les institutions doivent être rénovées, il [lui] semble qu'il y a beaucoup de choses qu'on peut améliorer, avoir par exemple plus de proportionnelle, pour mieux représenter l'ensemble des forces politiques à l'Assemblée", allant même jusqu'à envisager une proportionnelle intégrale. "Je pense qu'on peut aller jusque-là, je n'y suis pas opposé." 

"J'ai été bloqué par les oppositions politiques"

"Ma proposition, c'est de pouvoir mettre en place une commission transpartisane avec toutes les sensibilités politiques qui puisse ensuite soumettre aux deux assemblées une proposition de réforme de notre Constitution pour précisément la rénover et l'améliorer", a évoqué le président sortant. Avant d'ajouter : "C'est une réflexion, mais instruite par l'expérience parce qu'il y a cinq ans, je voulais faire quelques réformes, et j'ai été bloqué par les oppositions politiques." Interrogé sur la possibilité d'organiser des référendums sur la question, Emmanuel Macron a martelé : "On ne peut pas changer notre Constitution par référendum direct, il faut la lire." 


Sur France 2, le candidat de La République en marche a de plus tenu à fustiger l'action de Marine Le Pen, également qualifiée pour le second tour de l'élection présidentielle, qui, selon lui, "confond deux choses : aller vers le peuple (...) et ne pas respecter la Constitution". "Quand Madame Le Pen dit : 'Moi, je changerai la constitution sans en respecter les règles, c'est-à-dire en disant, au fond, 'je vais aller par voie de référendum même si la constitution me l'interdit'", a-t-il critiqué, qualifiant cette volonté de "folie". "Malgré tous les efforts, le vrai visage de l'extrême droite revient, c'est un visage qui ne respecte pas les libertés, le cadre constitutionnel, l'indépendance de la presse, et les libertés fondamentales." 

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