Législatives : le dilemme des Républicains

Les investitures pour les législatives bousculent aussi les lignes au sein du parti Les Républicains. Le mouvement d'Emmanuel macron n'a pas investi de représentant dans toutes les circonscriptions. Une manière de préserver certains ténors politiques de droite. 

France 2

Dans certaines circonscriptions, les candidats Républicains auront les mains liées. La République en marche a décidé de ne pas présenter de candidat face à certaines personnalités de droite. Une faveur envers les Républciains les plus susceptibles de basculer dans la majorité présidentielle. Parmi ces candidats LR préservés :  Bruno Le Maire, Thierry Solère, ex-porte parole de François Fillon, Benoist Apparu, juppéiste, et Gilles Boyer.

Le nom du Premier ministre pourrait tout faire basculer
Une faveur pas forcément bien accueillie par les concernés, car elle laisse entendre que certains arrangements seraient en cours. Gilles Boyer a donc réaffirmé son engagement à droite : "Si Les Républicains et l'UDI gagnent les législatives, je siègerai dans la majorité. Sinon, je siègerai dans l'opposition". Pour François Baroin, à la tête de la campagne des Républicains, aucune raison d'imaginer que ces candidats préservés pourraient se rallier à Emmanuel Macron. C'est le nom du Premier ministre qui pourrait tout faire basculer. Parmi les pressentis, Édouard Philippe, député LR et fidèle juppéiste. 
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François Baroin fait un discours, en vue des législatives, au siège du parti Les Républicains à Paris, le 10 mai 2017.
François Baroin fait un discours, en vue des législatives, au siège du parti Les Républicains à Paris, le 10 mai 2017. (PATRICK KOVARIK / AFP)