INFO FRANCE BLEU. Grand Paris Express : des maires demandent à Emmanuel Macron le respect des délais

Les maires de Sevran, Livry-Gargan, Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) et Chelles (Seine-et-Marne) ont envoyé une lettre à Emmanuel Macron, lundi, craignant un report à 2030 pour la ligne 16 du métro.

Une palissade indique la construction d une nouvelle station de métro dans le cadre du projet Grand Paris Express, le 15 septembre 2017.
Une palissade indique la construction d une nouvelle station de métro dans le cadre du projet Grand Paris Express, le 15 septembre 2017. (MAXPPP)

Six maires de Seine-Saint-Denis et Seine-et-Marne envoient une lettre à Emmanuel Macron pour exiger que le Grand Paris Express voit bien le jour en 2024, révèle France Bleu Paris, lundi 22 janvier. Le gouvernement doit annoncer un nouveau calendrier dans les prochains jours. Les maires de Sevran, Livry-Gargan, Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Noisy-le- Grand (Seine-Saint-Denis) et Chelles (Seine-et-Marne) craignent un report à 2030 pour la ligne 16 du métro. Cette dernière doit relier Saint Denis à Noisy-le-Grand et Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne).

Les nouveaux métro du Grand Paris.
Les nouveaux métro du Grand Paris. (VISACTU)

La partie Est du tronçon de la ligne 16 risque d'être reportée à 2030. Ce retard serait "inacceptable", préviennent les six maires dans leur lettre à Emmanuel Macron. Les élus acceptent un report de deux ans maximum. Selon eux, "tout n'est pas possible à n'importe quel prix". La "dérive des coûts" des travaux du Grand Paris Express, a été dénoncée la semaine dernière par la Cour des comptes. L'institution préconise de reporter certaines étapes. Les maires craignent l'abandon de certains projets avec l’allongement des retards.

Seules les lignes 15, pour la partie Sud, et 14 pourraient être en service pour les Jeux Olympiques en 2024 à Paris. La moitié seulement de la ligne 16 au Nord-Est de Paris serait livrée, l'autre moitié serait donc repoussée de six ans. Les maires, de différentes sensibilités politiques, des communes de Sevran, Livry-Gargan, Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Chelles et Noisy-le-Grand protestent. Ils insistent sur le fait que réaliser la moitié seulement de la ligne affaiblirait son intérêt. Elle ne pourra pas relier, par exemple, la ligne B au Nord, à la "A" à l'Est.

La ligne 16 doit être réalisée dans sa totalité pour que ce soit totalement utile aux habitantsOlivier Klein
maire de Clichy-sous-Bois
(Seine-Saint-Denis)
à France Bleu Paris

"Aujourd'hui, on est inquiets et mobilisés", a déclaré Olivier Klein, lundi sur France Bleu Paris. Pour autant, le maire de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a indiqué croire en la déclaration d'Emmanuel Macron, mi-novembre, qui a affirmé que les délais seraient respectés. Cependant, le signataire de la missive adressée à Emmanuel Macron, a estimé que si la ligne 16 du métro n'est pas là en 2024, cela signifierait que "la crédibilité de la parole publique serait entamée". "Faire un métro ce n'est pas seulement une dépense, a affirmé Olivier Klein, c'est vraiment une mobilisation, c'est des chantiers extrêmement importants, ce sont des emplois et ça rapporte plus que ce que cela pourrait coûter."