Gérald Darmanin : de la mairie de Tourcoing au ministère du Budget

Aux côtés du ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, chargé des Comptes publics, a une mission : faire des économies. Les mesures du transfuge de la droite ne plaisent pas à tout le monde. Portrait.

France 2

En pleine préparation du budget, Gérald Darmanin a une obsession : faire des économies. Alors il assume, même s'il préfère en rire quand il reçoit des Français dans son bureau lors des journées du patrimoine. Ministre du Budget à 34 ans : une ascension éclair. Pour certains, un exemple de méritocratie à la française ; pour d'autres, la réussite d'un opportuniste. De son parcours, Gérald Darmanin a toujours revendiqué les origines modestes : fils d'une femme de ménage, petit-fils d'un tirailleur algérien engagé auprès de De Gaulle. Comme son grand-père, il s'engage à droite.

Certains membres des Républicains lui reprochent son carriérisme

En 2014, premier fait d'armes : il remporte la ville de Tourcoing (Nord), pourtant un fief de gauche. Le jeune maire développe un sens aigu de la communication. Pour la nouvelle année, il offre des frites à tous ses administrés. Figure montante de l'UMP, il se fait remarquer par Xavier Bertrand puis par Nicolas Sarkozy. Même après l'élection d'Emmanuel Macron, il commence par faire la campagne des législatives aux côtés de François Baroin avant de tourner casaque quand le président l'appelle au gouvernement. Ses anciens compagnons des Républicains dénoncent son carriérisme. Mercredi 27 septembre, il présentera le premier budget du quinquennat. Un baptême du feu pour ce ministre, le plus jeune du gouvernement.

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Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, à l\'Elysée, le 19 juillet 2017.
Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, à l'Elysée, le 19 juillet 2017. (MARTIN BUREAU / AFP)