VIDEO. Affaire Benalla : avant les violences du 1er-Mai, les dérapages en série du collaborateur d'Emmanuel Macron

Alexandre Benalla, adjoint au chef de cabinet du président, a été identifié par "Le Monde" sur une vidéo, frappant des manifestants le 1er mai, à Paris. Mais ce proche de Macron n'en est pas à sa première démonstration de force. 

Voir la vidéo

Alexandre Benalla n'en est pas à son premier dérapage. Ce proche d'Emmanuel Macron, adjoint à son chef de cabinet à l'Elysée et en charge de la sécurité du candidat durant la campagne présidentielle, s'est déjà fait remarquer par ses méthodes pour le moins brutales.

Ainsi, le 16 novembre 2016 à Bobigny (Seine-Saint-Denis), Alexandre Benalla expulse un militant communiste venu poser une question au candidat Macron le jour de l'annonce de sa candidature. La scène a été filmée et révélée par Buzzfeed News. On y voit le chargé de sécurité expulser manu militari le jeune homme. Selon ce dernier, il aurait ensuite été frappé par Alexandre Benalla.

Lorsqu'ils m'ont attrapé, j'ai crié car je ne comprenais pas pourquoi je n'étais pas autorisé à entrer dans la salle. Ils m'ont ensuite emmené dans un couloir et c'est là qu'ils m'ont frappé.

un militant communiste

Buzzfeed News

Une autre scène témoigne de la brutalité de ce proche du président de la République. Le 4 mars 2017, alors que le candidat est en meeting à Caen (Calvados), un journaliste de la chaîne Public Sénat est violemment pris à partie. Il est ceinturé, avant d’être poussé sur 50 mètres par l’officier de sécurité, qui lui arrache sans autre explication son accréditation presse. "Alertée sur ce comportement jugé inapproprié, l’équipe du candidat La République en marche n’avait pas donné suite", souligne la chaîne qui estime que ce précédent aurait dû alerter Emmanuel Macron ou au moins son entourage. 

Alexandre Benalla accompagne Emmanuel Macron lors d\'un déplacement à Villers-Cotterêts (Aisne), le 17 mars 2017.
Alexandre Benalla accompagne Emmanuel Macron lors d'un déplacement à Villers-Cotterêts (Aisne), le 17 mars 2017. (PASCAL ROSSIGNOL / REUTERS)