L'ancien chargé de mission de l'Elysée Alexandre Benalla refuse de s'expliquer devant les sénateurs avant la fin de l'enquête judiciaire

En début d'après-midi, Alexandre Benalla nous assurait pourtant : "Si je suis convoqué, bien sûr que j'y vais. Je réponds à tout le monde. Je veux aller au Sénat, encore faut-il qu'ils me convoquent."

Emmanuel Macron et Alexandre Benalla, au Salon de l\'agriculture, le 24 mars 2018, à Paris.
Emmanuel Macron et Alexandre Benalla, au Salon de l'agriculture, le 24 mars 2018, à Paris. (WITT / SIPA)

L'imbroglio autour d'une éventuelle audition d'Alexandre Benalla devant la commission d'enquête du Sénat se poursuit. L'ancien chargé de mission à l'Elysée a finalement assuré, mardi 11 septembre à franceinfo, qu'il ne se rendrait pas à une convocation devant les parlementaires avant la fin de l'information judiciaire qui le vise. Quelques minutes plus tôt, il nous assurait pourtant : "Si je suis convoqué, bien sûr que j'y vais. Je réponds à tout le monde. Je veux aller au Sénat, encore faut-il qu'ils me convoquent."

"Il ne veut pas aller devant une commission faire des déclarations qui lui seraient reprochées par les magistrats instructeurs", a expliqué dans l'intervalle son avocat, Laurent-Franck Liénard, sur LCI. "Je vais venir à la fin de l'information judiciaire, nous a ensuite confirmé Alexandre Benalla. Si je suis convoqué, j'irai [à l'issue de l'enquête]."

"Moi-même, je n'y comprends pas grand chose"

La date du 19 septembre avait initialement été évoquée, mais aucune convocation formelle n'a pour l'heure été envoyée, assurait lundi l'entourage de Philippe Bas, président de la commission, à franceinfo, évoquant seulement un "échange écrit" avec Alexandre Benalla. "J'ai reçu apparemment ce qui n'est pas une vraie convocation, commente l'intéressé auprès de franceinfo. Certains nous prennent pour des imbéciles. C'est très compliqué, moi-même je n'y comprends pas grand-chose."

Alexandre Benalla "n'est pas convoqué jusqu'à présent" par la commission d'enquête, a confirmé à l'AFP le socialiste Jean-Pierre Sueur, l'un de ces rapporteurs. Mais il devra se présenter "s'il est convoqué, ce qui est plus que probable", a-t-il ajouté : "Le fait d'être mis en examen ne dispense pas de répondre à une convocation."