DIRECT. Affaire Benalla : la commission d'enquête à l'Assemblée échoue à se mettre d'accord sur un calendrier d'auditions

C'est Patrick Strzoda, son directeur de cabinet, qui a décidé de la sanction prise à l'encontre d'Alexandre Benalla, a appris franceinfo auprès de l'Elysée. Il a écoppé d'une suspension de 15 jours avec retenue sur salaire.

Emmanuel Macron, alors candidat à l\'élection présidentielle, accompagné d\'Alexandre Benalla lors de sa visite à l\'usine Whirlpool d\'Amiens (Some), le 26 avril 2017. 
Emmanuel Macron, alors candidat à l'élection présidentielle, accompagné d'Alexandre Benalla lors de sa visite à l'usine Whirlpool d'Amiens (Some), le 26 avril 2017.  (ERIC FEFERBERG / AFP)
Ce qu'il faut savoir

La commission d'enquête à l'Assemblée n'est pas parvenue à se mettre d'accord sur un calendrier d'auditions dans l'affaire Alexandre Benalla, vendredi 20 juillet. La majorité a proposé que Gérard Collomb soit entendu lundi matin alors que les oppositions ont exigé qu'il soit entendu dès samedi matin.

Emmanuel Macron n'a pas vu la vidéo de l'agression de manifestants le 1er mai. C'est ce qu'a appris franceinfo auprès de l'Elysée. Alors que le chef de l'Etat était en déplacement en Australie, la vidéo lui a été sommairement décrite. C'est Patrick Strzoda, son directeur de cabinet, qui a décidé de la sanction prise à l'encontre d'Alexandre Benalla, assure aussi l'Elysée. Ce dernier a écopé d'une suspension de 15 jours avec retenue sur salaire.

 Connu des policiers. "Alexandre Benalla est très connu dans le milieu policier, a déclaré jeudi sur franceinfo David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN). Ce n'est pas la première fois qu'il vient sur un service d'ordre ou qu'il vient se mêler de services de police."

Placé en garde à vue. Alexandre Benalla a été placé en garde à vue pour "violences en réunion par personne chargée d'une mission de service public", "usurpation de fonctions", "port illégal d'insignes réservés à l'autorité publique" et "complicité de détournement d'images issues d'un système de vidéoprotection". Alexandre Benalla est entendu au siège de la police judiciaire, dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris.

En passe d'être licencié. L'Elysée a engagé "la procédure de licenciement" d'Alexandre Benalla, vendredi, "en raison de faits nouveaux portés à sa connaissance". Selon l'Elysée, le chargé de mission "aurait été destinataire d'un document de la préfecture de police qu'il n'était pas autorisé à détenir". Alexandre Benalla aurait reçu des images de vidéosurveillance appartenant à la préfecture de police de Paris.

Une autre garde à vue et une audition libre. Vincent Crase, le deuxième collaborateur de l'Elysée mis à pied dans le cadre de l'affaire Benalla, a également été placé en garde à vue vendredi. Le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a de son côté été entendu jeudi soir par les enquêteurs, a appris franceinfo. 

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #BENALLA

23h23 : Le bureau de la commission des Lois, dotée de pouvoirs d'enquête pour l'affaire Benalla, a échoué à se mettre d'accord ce soir sur un programme d'auditions. La présidente de la commission des Lois, Yaël Braun-Pivet (LREM), a donc décidé de convoquer la commission dans son ensemble demain matin à 9h30 pour essayer de trouver un nouvel accord.

22h41 : Voici les trois contenus que vous ne deviez pas louper aujourd'hui sur franceinfo :

Du service d'ordre du PS au premier cercle de Macron, Alexandre Benalla a connu une ascension express. Elise Lambert et Clément Parrot reviennent sur le parcours de ce collaborateur de l'Elysée, filmé en train de frapper un manifestant et au cœur d'un scandale retentissant.

• La chaîne YouTube Le Monde des Titounis totalise plus de deux milliards de vues. Derrière une belle histoire, celle d'une maman au chômage qui a voulu divertir sa fille, sa créatrice n'hésite pas à utiliser des procédés contestés pour monétiser les vidéos. Vincent Daniel a enquêté.

• Aux États-Unis, la présence d'un interprète en langue des signes est obligatoire lors des concerts si quelqu'un en fait la demande. Holly Maniatty est l'une des plus célèbres d'entre eux. Franceinfo vous montre pourquoi.

22h12 : La commission d'enquête à l'Assemblée, réunie en urgence ce soir, a échoué à se mettre d'accord sur un calendrier d'auditions, rapportent des députés à l'AFP. Sur place, un journaliste de LCP rend compte sur Twitter des débats houleux entre les élus.

22h06 : Alors que l'Elysée assure qu'Alexandre Benalla avait été "démis de ses fonctions en matière d’organisation de la sécurité des déplacements du président", après sa mise à pied de 15 jours, Paris-Normandie publie une photo sur laquelle on aperçoit le collaborateur d'Emmanuel Macron lors d'un déplacement du président et de son épouse à Giverny, pour une visite privée dans les jardins de Claude-Monet.

21h00 : "C'est vraiment une stratégie du pire."


Depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron, rarement l'exécutif a semblé autant en difficulté qu'avec l'affaire Benalla. Notre journaliste Clément Parrot revient dans cet article sur quatre moments qui illustrent le désordre de la communication gouvernementale.

20h15 : Pour sa défense dans l'affaire Benalla, l'Elysée a affirmé que le collaborateur de l'Elysée ne s'était occupé que de "la panthéonisation de Simone Veil et la réception des Bleus". Libération publie des photos qui démentent cette version. On y voit Alexandre Benalla lors des cérémonies du 14-Juillet.

20h06 : "Si vous voulez me parler, on sort de l'Hémicycle"... L'affaire Benalla a tendu les débats à l'Assemblée et au Sénat aujourd'hui. Regardez :

19h43 : "Le droit d'intervenir sur une manifestation est clair : sur une opération de maintien de l'ordre, c'est la police et personne d'autre."

C'est ce qu'a affirmé Vincent Charmoillaux, secrétaire national du Syndicat de la magistrature, sur franceinfo. Concernant l'absence de signalement des faits commis par Alexandre Benalla au procureur de la République de Paris, Vincent Charmoillaux explique que "la méconnaissance de l'article 40 n'est pas un délit".

19h21 : C'est une nouvelle preuve de la proximité d'Alexandre Benalla avec le président de la République. Lors de la Fête de la musique, un jeune homme propose au chef de l'Etat de "travailler avec lui". Il n'a pas de carte de visite mais qu'à cela ne tienne, Emmanuel Macron se tourne vers un de ses collaborateurs, qui n'est autre qu'Alexandre Benalla. Ce dernier sort alors une carte de sa poche et la donne au jeune homme. Voici la vidéo de cette scène :

18h52 : Alexandre Benalla, adjoint au chef de cabinet du président, a été identifié par Le Monde sur une vidéo, frappant des manifestants le 1er mai, à Paris. Mais ce proche de Macron n'en est pas à sa première démonstration de force. Franceinfo a compilé ses précédents dérapages.

18h37 : @anonyme. Sur son site, Public Sénat précise que l'audition de Gérard Collomb prévue à partir de 17h45 est publique. Elle devrait donc logiquement être au moins retransmise par Public Sénat.

18h37 : L'audition de Gérard Collomb par le Sénat sera-t-elle visible sur un média ? Si oui lequel ?

18h31 : "Moi, j'attends des autorités supérieures que chacun prenne ses responsabilités."


"Regarder l'ensemble des faits, c'est regarder l'ensemble de la chaîne hiérarchique", a rappelé sur franceinfo David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN).

18h16 : Edouard Philippe s'exprimera-t-il devant l'Assemblée ? "J'aurai l'occasion de le faire lors des questions au gouvernement mardi", a-t-il répondu. Le Premier ministre n'exclut pas d'être entendu avant, mais dans le "respect des procédures normales".

18h10 : "Il faut respecter les procédures légales qui ont été engagées."

Le Premier ministre a fait une brève déclaration à la presse en marge du Tour de France sur l'affaire qui agite la classe politique.

17h54 : La commission des Lois du Sénat annonce qu'elle auditionnera le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, mardi, à 17h45. Les sénateurs veulent "entendre ses explications" sur l'affaire Benalla.

17h48 : "Il apparaît évident que devant la gravité des faits, le président Emmanuel Macron doit s'expliquer."

Dénonçant une "affaire d'Etat", Marine Le Pen réclame des explications sur "les conditions dans lesquelles ces actes ont été rendus possibles, comment, pourquoi et par qui ils ont été couverts".

17h32 : Selon l'Elysée, cité par Le Parisien, ce n'est pas Emmanuel Macron, mais son directeur de cabinet, Patrick Strzoda, qui a "décidé de la nature de la sanction" infligée à Alexandre Benalla. Le 1er mai 2018, le chef de l'Etat se trouvait en Australie. La vidéo lui avait alors été "décrite de façon sommaire", d'après la présidence.

17h05 : Est-il normal qu'Alexandre Benalla a été filmé en train de porter un casque à visière orné d'un écusson de la police ? "On leur donne nos casques, nous n'en avons pas de spéciaux pour les observateurs", indique la préfecture à franceinfo.

17h08 : Le 1er mai 2018, Alexandre Benalla se trouvait dans les rangs policiers en tant qu'"observateur". Nous venons de publier un article pour en savoir plus sur ce rôle méconnu.

16h59 : @anonyme : La question de l'identité des manifestants violentés par Alexandre Benalla reste sans réponse. Selon Mediapart, la préfecture de police de Paris a toutefois "très probablement l'identité" du manifestant que l'on voit menotté dans cette nouvelle vidéo.

16h56 : Mediapart a-t-il réussi à obtenir l'identité de l'homme agressé par Benalla ?

16h43 : "Est-ce que le Premier ministre ne serait pas mieux, ici, à livrer un certain nombre d'explications ?"

A l'Assemblée nationale, l'élu RN (ex-FN) remet en cause les "priorités" d'Edouard Philippe, qui se trouve sur le parcours du Tour de France.

16h31 : On a retrouvé Edouard Philippe, loin, très loin de l'Assemblée nationale, où des députés rêvent d'entendre ses explications sur l'affaire Benalla.

16h12 : @Simon @anonyme : Contacté par franceinfo, l'Elysée ne confirme pas cette information, qualifiée d'"étrange". Selon Le Monde, qui a eu accès à un document administratif, Alexandre Benalla s'est vu attribuer un logement de l'Elysée, au 11 quai Branly, deux mois après sa mise à pied.

16h12 : Le Monde évoque le fait qu'Alexandre Benalla était logé depuis peu dans une dépendance de l'Elysée. Confirmez-vous l'information ?

16h11 : Avez-vous la confirmation de l'occupation par Benalla d'une dépendance de l'Elysée ?

16h00 : "Le gouvernement, je pense sur instruction du président de la République, a décidé de faire un bras d'honneur au Parlement."

A l'Assemblée nationale, la fronde continue. "Le Premier ministre doit venir s'exprimer", lance Christian Jacob, malgré les appels de la présidence de l'Assemblée à la reprise des débats sur la révision constitutionnelle.

16h05 : "Alexandre Benalla n'était pas un simple observateur, mais s'est retrouvé en relation constante avec les forces de l'ordre conduisant les CRS jusqu'à l'homme qu'il avait frappé pour le faire interpeller", écrit Mediapart. Sur les nouvelles images, on voit le manifestant se faire menotter au sol après une intervention d'Alexandre Benalla.

15h45 : Mediapart révèle une vidéo montrant les suites de l'agression d'un manifestant par Alexandre Benalla le 1er mai. Selon l'interprétation du site, le chargé de mission élyséen a "provoqué" l'interpellation de l'homme à qui il avait infligé des coups.




15h18 : C'est le grand absent des réactions à l'affaire Benalla. Depuis mercredi, le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, reste muet sur le sujet. Pourtant, il s'agit d'un dossier explosif pour lui et le gouvernement, comme je vous explique dans cet article.



(MAXPPP)

14h59 : @pierre : Je n'ai pas cette information. L'Elysée a simplement annoncé avoir engagé une procédure de licenciement contre Alexandre Benalla après avoir eu connaissance de "faits nouveaux, qui sont constitutifs d'une faute commise". Ces "faits nouveaux" sont relatifs à la transmission d'images de vidéosurveillance de la préfecture de police de Paris au chargé de mission.

14h59 : Procédure de licenciement pour faute grave?

14h43 : C'est l'heure de jeter un coup d'œil à nos articles les plus consultés en ce moment :

• Notre direct relatant les derniers éléments de l'affaire Benalla

• Notre enquête sur l'ascension express d'Alexandre Benalla jusqu'à l'Elysée

• Notre article sur la brouille entre Didier Deschamps et Christophe Dugarry

14h15 : "Pourquoi, s'ils avaient connaissance de ces violences, se sont-ils tus et n'ont-ils pas dénoncé celles-ci, allant jusqu’à laisser parler de violences policières ?"


Sur franceinfo, ce responsable syndical affirme que les trois "hauts responsables de la préfecture de police", suspendus pour avoir transmis des images à Alexandre Benalla, "jettent l'opprobre" sur les policiers.