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"A aucun moment nous ne sommes rentrés dans la résidence du président", se défend le photographe poursuivi par Macron

Le président a porté plainte pour "harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée" contre le photographe, qui l'a suivi sur son lieu de villégiature à Marseille.

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France Télévisions
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Emmanuel et Brigitte Macron à l'Elysée, à Paris, le 6 juillet 2017. (AFP)

Le photographe de presse poursuivi par Emmanuel Macron se défend. Le chef de l'Etat a annoncé, mardi 15 août, avoir porté plainte contre le journaliste pour "harcèlement et tentative de vie privée". L'Elysée l'accuse d'avoir suivi à moto le président et son épouse sur leur lieu de villégiature, à Marseille, et de s'être introduit dimanche dans la résidence où ils séjournent.

"A aucun moment nous sommes rentrés dans la résidence du président, dément toutefois le photographe au micro d'Europe 1, mercredi 15 août. On n'est pas suicidaire, c'est comme à Paris, on ne va pas escalader les grilles de l'Elysée." "Il suffit de consulter les procès-verbaux, ce n'est stipulé à aucun moment. Il suffit même d'appeler le commissariat de Marseille, ajoute-t-il sur BFMTVÇa fait 10 ans que je fais ce métier, je ne me suis jamais introduit dans une propriété privée, je n'allais certainement pas commencer par celle d'Emmanuel Macron."

"Ce genre de photos, c'est ce qu'il y a de plus classique dans mon métier"

Le photographe, qui souhaite rester anonyme, reconnaît avoir suivi Emmanuel Macron pendant 15 minutes, mais en voiture. Il assure en outre que le service de sécurité du président s'est montré véhément. "Ils m'ont dit : 'on n'apprécie pas ce que vous faites, votre métier n'est pas un métier'. (...)  Là, l'officier de sécurité appelle la police en disant : 'je vais vous faire coffrer pour 48 heures', raconte-t-il à Europe 1. J'ai été embarqué au commissariat de Marseille. En arrivant là-bas, un officier de police judiciaire m'a notifié ma garde à vue. On a fouillé tous mes appareils photo, mes objectifs, mon ordinateur. Ils ont vu qu'il n'y avait rien."

Le journaliste estime que "ce genre de photos, c'est ce qu'il y a de plus classique dans [son] métier". "Il y a cinq ans, je faisais des photos de François Hollande et Valérie Trierweiler sur les plages de Brégançon, affirme-t-il sur BFM TV. Aujourd'hui, c'est très compliqué."

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