"Elections régionales, conséquences régionales. Elections nationales, conséquences nationales"

C'est ce qu'a déclaré Nicolas Sarkozy mardi en conclusion d'une table ronde sur le thème de l'emploi organisée à Pontarlier, dans le Doubs.Le président de la République a paru ainsi écarter l'idée de tout remaniement ministériel d'importance après les élections régionales du 14 et 21 mars.

Sarkozy à Pontarlier (9 mars 2010)
Sarkozy à Pontarlier (9 mars 2010) (AFP/JEFF PACHOUD)

C'est ce qu'a déclaré Nicolas Sarkozy mardi en conclusion d'une table ronde sur le thème de l'emploi organisée à Pontarlier, dans le Doubs.

Le président de la République a paru ainsi écarter l'idée de tout remaniement ministériel d'importance après les élections régionales du 14 et 21 mars.

"C'est un grand problème français que de confondre tout le temps les rendez-vous", a-t-il estimé, accompagné de son secrétaire d'Etat à la coopération, Alain Joyandet, chef de file de la liste UMP en Franche-Comté.

Pas de remaniement important après les régionales, selon Sarkozy
"Il faut arrêter avec cette instabilité ministérielle où on change les ministres tout le temps, où, dès qu'il y a un petit événement, on vous demande des initiatives politiques. C'est pas une initiative politique qui vous donne du travail, qui vous donnera la sécurité, qui vous donnera une formation", a-t-il insisté.

La table-ronde sur l'emploi qu'il présidait mardi s'est achevée en duel de campagne lorsque le chef de l'Etat s'est senti obligé de répondre à la gauche, qui l'accuse de faire de ses déplacements en région des tournées de soutien électoral.

"On va me dire, vous venez pour les élections"
"On va me dire, vous venez pour les élections", a brocardé Nicolas Sarkozy . "C'est la 4e fois que je viens (en Franche-Comté) (...) Si je dois pas venir quand il y a des élections, ben je verrais pas souvent la Franche-Comté !" "Mon rôle de chef de l'Etat n'est pas de rentrer dans une campagne", a-t-il poursuivi. "Bien sûr, ne soyons pas hypocrite, chacun sait quels sont mes amis (...) mais je n'ai pas à interférer". Et d'ajouter: "il m'arrive de penser ces jours-ci qu'ils sont bien imprudents, tous ces observateurs" (prédisant une victoire la gauche). "Les Français n'aiment pas trop qu'on choisisse à leur place".

La présidente sortante de Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, tête de liste PS, s'est alors emparée du micro, mais sa voix était couverte par les lazzis du public, manifestement de l'autre camp.
"J'ai deux choses à vous dire puisque vous avez souligné, monsieur le président, que vous n'étiez pas venu dans un cadre électoral", a commencé Mme Dufay, avant de louer sa propre politique de "dialogue social" et de s'offrir une petite provocation: "j'aurais le grand plaisir je vous le dis, un jour, de vous accueillir à nouveau comme présidente de région..."

La fin de sa phrase a été couverte par les sifflets du public. Pris au jeu, Nicolas Sarkozy a répondu en dénonçant le "cancer des trente-cinq heures". La foule, ravie, a applaudi. Et le chef de l'Etat a passé la parole à la tête de liste UMP Alain Joyandet.

Le secrétaire d'Etat à la Coopération, qui s'est appliqué depuis l'arrivée du président à ne pas sortir du champ de la caméra qui le suivait, a joué sa partition sur le mode consensuel, louant à son tour de la politique sociale du Conseil régional. "Ca prouve que lorsque nous travaillons tous ensemble (...) nous obtenons des résultats que partout, on nous envie en France". Il conclut: "merci mille fois d'être venu une fois de plus en Franche-Comté, M. le président".