Ecotaxe : Ségolène Royal approuve la "bonne décision" de Matignon

Abandonnée en octobre dernier, l'écotaxe avait semblé ces derniers jours renaître de ses cendres au niveau régional. Une idée défendue par l'ex-ministre des Transports Frédéric Cuvillier ou le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone mais écartée ce mardi par Matignon. Avec le soutien de Ségolène Royal invitée ce matin de France Inter.

("La décision de ne pas relancer la polémique est une bonne décision" a déclaré la ministre de l'Ecologie © MaxPPP)

 Le niet sans appel de Matignon a surpris les promoteurs de l'écotaxe. Certains se sont même demandé si le communiqué n'avait pas été imprudemment pondu par un obscur conseiller au cœur de l'été. Et bien non, c'est Manuel Valls lui-même qui a décidé de claquer la porte au nez des Cuvillier, Bartolone et autres barons régionaux. Pas question de déterrer l'écotaxe en pleine grogne paysanne et à la veille d'une rentrée axée justement sur la baisse des impôts pour neuf millions de Français. Taxer dans certaines régions les poids lourds en transit, pour Ségolène Royal mi-juin, c'était pourtant une "bonne idée".

Mais ce matin sur France Inter, la ministre de l'Ecologie a opéré un repli tactique : "La décision de ne pas relancer la polémique est une bonne décision " a-t-elle dit : "Je ne souhaite pas faire de déclaration supplémentaire sur ce sujet. "

"La décision de ne pas relancer la polémique est une bonne décision" a déclaré Ségolène Royal sur France Inter
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Quant à François Hollande, il s'était dit en novembre dernier favorable à l'expérimentation de l'écotaxe en Alsace. Alors pourquoi ce changement de pied ? Pas de réponse de l'Elysée, qui se contente de confirmer l'entente entre le président et son Premier ministre sur le sujet. Un sujet loin d'être clos. Les promoteurs de l'écotaxe ne lâchent pas le morceau, et en reparleront pendant la campagne des régionales. Pour eux, cette écotaxe est dans l'air du temps y compris sur le plan électoral à l'heure où il faut d'urgence nouer des alliances avec les écologistes pour espérer limiter la casse dans les urnes en décembre.