Dominique de Villepin candidat à la présidentielle

"J'entends défendre une certaine idée de la France", a déclaré l'ancien premier ministre sur TF1. "Vous verrez que dans cette campagne de 2012, il y aura des surprises, beaucoup de surprises."

Dominique de Villepin sur le plateau du 20 heures de TF1 dimanche 11 décembre 2011.
Dominique de Villepin sur le plateau du 20 heures de TF1 dimanche 11 décembre 2011. (THOMAS SAMSON / AFP)

Dominique de Villepin a créé la surprise, dimanche 11 décembre, en annonçant sa candidature à l'élection présidentielle, à laquelle beaucoup ne croyaient plus. "J'entends défendre une certaine idée de la France", a déclaré l'ancien Premier ministre au 20 heures de TF1. "Vous verrez que dans cette campagne de 2012, il y aura des surprises, beaucoup de surprises."

"J'ai une conviction : le rendez-vous de 2012 sera le rendez-vous de la vérité, du courage et de la volonté", a affirmé le fondateur de République solidaire (RS), qui s'est dit "inquiet" de voir "la France humiliée par la loi des marchés qui impose de plus en plus d'austérité".

 

Jean-Pierre Grand, un des derniers députés à le soutenir, a aussitôt réagi dans un communiqué : "La voix forte et libre de Dominique de Villepin ne pouvait être plus longtemps absente du débat présidentiel. Sa vision, son expérience et son courage porteront son projet politique, ambitieux face à la crise, socialement juste pour les Français et moderne pour refonder la Nation."

En course jusqu'au bout ?

Du côté du gouvernement, l'enthousiasme se révèle moins flagrant. C'est "une candidature de témoignage", a estimé l'ancienne villepiniste, aujourd'hui secrétaire d'Etat aux Solidarités Marie-Anne Montchamp. Nadine Morano, ministre chargée de l'Apprentissage, s'est montrée plus virulente : "Dominique de Villepin a eu la mauvaise idée de la dissolution de 1997. Je voudrais qu'il ne commette pas l'erreur de la division en 2012. Il faut savoir faire passer l'intérêt général avant l'ambition personnelle."

Les proches de Dominique de Villepin laissaient plutôt entendre qu'il ne se déclarerait pas : les sondages ne créditent pas l'ancien Premier ministre de plus de 2 % des voix, les soutiens sont rares, les parrainages difficiles à obtenir et les moyens semblent limités.

"Pour peser dans le débat public", son entourage a également laissé planer l'hypothèse dernièrement qu'il pourrait être candidat... pour quelques semaines. "Il faudra voir en mars prochain où il est dans les sondages", indique Marc Bernier, le secrétaire général de République solidaire.