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Divisés, les syndicats tentent d'organiser une "riposte unitaire" au deuxième plan de rigueur

L'intersyndicale, qui avait unanimement condamné le second plan de rigueur annoncé le 7 novembre par le gouvernement, se réunit vendredi après-midi au siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Objectif : préparer une "riposte" commune.
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France Télévisions Rédaction Afrique
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Manifestation à Paris le 11 octobre 2011, contre les mesures d'austérité du gouvernement. (PIERRE VERDY / AFP)

L'intersyndicale, qui avait unanimement condamné le second plan de rigueur annoncé le 7 novembre par le gouvernement, se réunit vendredi après-midi au siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Objectif : préparer une "riposte" commune.

Les sept organisations syndicales, opposées au nouveau plan de rigueur du gouvernement qui prévoit notamment l'accélération de la réforme des retraites et le plafonnement à 1% en 2012 de la revalorisation des allocations familiales et logement, se réunissent vendredi après-midi pour préparer la risposte.

Une deuxième journée interprofessionelle comme celle du 11 octobre semble écartée.

La CGT à la recherche de "détermination"

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a dénoncé "l'injustice sociale" du plan Fillon, affirmant que "les 4/5 de l'effort présenté par le gouvernement reposent sur les salariés".

Alors que le contexte économique et l'approche des élections de 2012 ne favorisent pas l'action syndicale, M. Thibault a estimé "urgent que le mouvement syndical affirme sa fermeté et sa détermination". Il prône une journée de mobilisation unitaire prenant pour cible le Parlement.

FO s'oppose à un cycle de manifestations "inefficace"

Pour "contrer" ce plan, Force ouvrière, qui se tient depuis deux ans en dehors de l'intersyndicale (CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa), a appelé à "préparer, par l'action commune, un appel à 24 heures de grève interprofessionnelle".

FO exclut un nouveau cycle de manifestations, "inefficace" à ses yeux. "On dit les choses avant, on ne prend pas les gens en traître : si une deuxième journée de mobilisation est possible, on ne va pas faire des flashmob ou des défilés, ça ne peut être pour nous qu'un appel commun à 24 heures de grève", estime le secrétaire général Jean-Claude Mailly .

La CFDT ne veut "pas de second 11 octobre"

"Nous allons à l'intersyndicale sans avoir fait un diktat sur la manière de faire", a affirmé Marcel Grignard, numéro deux de la CFDT. Il prévient toutefois qu'"on ne fera pas un second 11 octobre, qui n'avait pas montré la capacité des syndicats à peser de manière lourde".

Lors de cette journée interprofessionnelle, où l'intersyndicale avait déjà peiné à préserver son unité, François Chérèque, secrétaire général de l'organisation, avait participé à une "flashmob" symbolique place de la Bourse à Paris. La CGT avait appelé à des manifestations (plus de 200 au niveau national).

La CFTC vient "pour écouter", la FSU pour "aboutir"

Le président sortant de la CFTC, Jacques Voisin, a indiqué pour sa part que son syndicat participerait à la réunion "d'abord pour écouter, voir ce qui se dit".

Mais,"si c'est pour une manifestation, style des manifestations contre la réforme des retraites, avec le résultat que l'on connaît. Très peu. Si c'est pour trouver des solutions efficaces, c'est autre chose", a précisé le patron de la centrale chrétienne.

Pour sa part, Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, pense qu'"il est possible d'aboutir vendredi".

"On est assez ouvert sur une journée d'action, en tout cas on pense qu'il y a nécessité de mobiliser très prochainement sur la crise économique et sociale mais surtout de mobiliser sur les alternatives que l'on peut opposer aux plans successifs du gouvernement", a-t-elle indiqué. "Il faut faire une série de propositions, en débattre avec les salariés, les porter publiquement", dit-elle.

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