DIRECT. Banlieues : aux Mureaux, Valls assure que "l'Etat est là"

Le Premier ministre Manuel Valls réunit lundi un comité interministériel dans cette ville des Yvelines, en banlieue parisienne.

Manuel Valls, le Premier ministre, le 26 octobre 2015 aux Mureaux (Yvelines).
Manuel Valls, le Premier ministre, le 26 octobre 2015 aux Mureaux (Yvelines). (LIONEL BONAVENTURE / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Les ministres en banlieue. Manuel Valls réunit, lundi 26 octobre, aux Mureaux (Yvelines), un comité interministériel destiné à faire le point sur les mesures annoncées il y a six mois pour lutter contre le phénomène de ghettos urbains, et à "amplifier" certaines d'entre elles. "Nous sommes ici pour travailler pour les habitants de ces quartiers qui ont besoin de considération", a déclaré le Premier ministre à son arrivée. Le gouvernement a notamment annoncé la généralisation des "caméras-piétons", portées par les policiers.

Dix-huit ministres font le déplacement. Outre Manuel Valls, la ministre de l'Eduction Najat Vallaud-Belkacem, du Travail Myriam El Khomri, la secrétaire d'Etat au Logement Sylvia Pinel et le ministre de la Ville Patrick Kanner figurent dans la délégation.

Faire reculer l'"apartheid". Deux mois après les attentats de janvier, le Premier ministre avait dévoilé le 6 mars une batterie de soixante mesures, visant à faire reculer l'"apartheid" dont souffrent selon lui les quartiers en difficulté, en agissant sur le logement, l'éducation, la formation... 

Des visites de terrain. Le comité interministériel sera précédé de plusieurs visites de terrain, à la mission locale, sur le chantier du nouveau commissariat et dans le quartier de la Vigne blanche.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #BANLIEUES

18h01 : (...) Comme les préfets ne sont pas élus, et qu'ils n'ont pas de comptes à rendre comme vous dites, il sauront prendre les décisions que les maires n'osent pas prendre ! C'est la bonne solution au contraire !

18h01 : Ce sera désormais au préfet d'intervenir pour contraindre les villes qui ne disposent pas de 25% de logement sociaux à se mettre en conformité avec la lois. Autrefois, il s'agissait de la responsabilité des maires. Si certains nous ont assuré dans les commentaires être opposés à cette mesure, , lui, y est favorable.

17h57 : Le gouvernement a publié une liste de communes qui ne respectent pas leurs engagements en matière de construction de logements sociaux. Francetv info dresse la carte des mauvais élèves. Pour l'observer dans le détail, rendez-vous dans notre article.



(FRANCETV INFO)


15h54 : "On est sur la ligne jaune, on ne sait pas de quel côté on va aller. Oui, ça peut exploser, faut pas se leurrer, il y a des tensions fortes, une crise économique extrêmement douloureuse pour beaucoup. Aujourd'hui il y a des gens qui subsistent chez nous."

Dix ans après les émeutes de 2005, l'édile a expliqué ce matin sur France Inter qu'"un tas de jeunes qui ont 'fait' 2005 se sont investis dans l'associatif, y compris pour certains dans la politique, y compris pour d'autres dans l'économique, dans tout un tas de choses et en même temps, on ne les reconnaît pas".

15h27 : Un comité interministériel a eu lieu, ce matin aux Mureaux (Yvelines), pour valider des mesures en faveur de la mixité sociale. Logement, éducation, emploi... L'Etat doit-il augmenter les aides aux banlieues ? C'est la question que pose aujourd'hui le Grand Soir 3. Vous pouvez donner votre avis ici.

15h10 : En avril, Rue 89 indiquait que la police du Nord s'était déjà équipée en caméra GoPro. En fait, la "généralisation des 'caméras-piétons'", annoncée ce midi, n'est pas une nouveauté, explique un journaliste de l'agence AEF Sécurité, sur Twitter.

15h12 : @Giloi Les "caméras-piétons", soit des petites caméras fixées sur le torse des forces de l'ordre, doivent permettre à la fois de protéger les forces de l'ordre et de vérifier qu'une intervention s'est produite conformément à la déontologie policière, et donc d'éviter les bavures policières. Le dispositif entend également répondre à l'abandon des "récépissés". Censés lutter contre les contrôles de police au faciès, ils ont été écartés en 2013.

Expérimentées depuis trois ans dans la police, ces caméras feront bientôt "partie de l'équipement classique des forces de l'ordre sur le terrain", selon Manuel Valls.

15h02 : Quel est le principe de ces caméras piétonnes ?

14h12 : On devrait aussi plafonner le taux de logements sociaux à 50% car trop de logements sociaux nuisent à la mixité.

14h11 : Même si je trouve cette loi des 25% de logements sociaux intéressante, je me pose la question suivante : est-ce qu'un contrôle régulier des salaires perçus par les occupants des logements sociaux, ainsi que le nombre d'occupants est fait, afin de demander à ceux qui gagnent suffisamment de trouver un logement dans le privé et donc de libérer un logement pour une famille qui en a besoin. De même pour un couple dont les enfants grandissent et occupent un F4 pour 2 personnes seulement après 10-15 ans, ce couple est-il relogé dans 1 F2 pour permettre à une famille de 4-5 personnes d'occuper le F4?

14h11 : Le gouvernement vient faire son speech d'aider les quartiers. Après chaque émeute ou avant chaque élection depuis vingt ans on le droit à ce grand discours d'aider les quartiers. Mais les habitants ne sont pas dupes et n'y croient plus. Prenez comme preuve l'accueil qu'a reçu Hollande à La Courneuve sous les huées et les sifflets.Le pire c'est que ce genre de discours ne fait qu'encore plus énerver les gens car ils savent que l'on se fiche d'eux.

14h10 : Il voudrait couler les communes qu'il n'agirait pas autrement. Les préfets ne sont pas élus démocratiquement alors on leur fait faire ce que l'on veut, selon le gouvernement. Et eux sont décontractés, ils n'ont pas de compte à rendre aux habitants des communes. Encore une disposition qui diminue de plus en plus le pouvoir des électeurs.

13h59 : Les préfets se substitueront aux maires dans les communes récalcitrantes à appliquer les 25% de logements sociaux. Mais quelles sont les communes concernées ? Voici la liste, publiée par une journaliste, sur Twitter.

13h59 : Manuel Valls a annoncé tout à l'heure la généralisation du port des "caméras-piétons" pour les policiers. Un facteur "d'apaisement", estime le Premier ministre.

14h13 : Pour sûr, la droite avait dix-sept ans pour agir et ils n'ont rien fait à part laisser la situation se dégrader. Maintenant (avec du retard à l'allumage), la gauche fait ce qu'elle peut avec les lambeaux de quartiers laissés dans l'état après le fameux (pour ne pas dire fumeux) coup de karcher de monseigneur Sarkozy et je ne parle pas du bruit et de l'odeur de Mr Chirac.

14h13 : Toujours des paroles, paroles, paroles. J'attends le jour où nos politiques commenceront par agir pour ceux qui se lèvent tous les matins pour travailler et essayer de joindre les deux bouts. Oui, nous devons agir pour les banlieues et pour tous. Je serais curieux de connaître les sommes colossales investies pour le problème des "banlieues".

14h14 : On devrait déjà remettre en avant l'apprentissage et le compagnonnage (du devoir ou du tour de France). Mais voilà il faut admettre que trop de jeunes sont perdus car ils sont incapables selon des règles de base. Mon père d'abord militaire puis prof me dit qu'il doit enseigner à des jeunes que l'armée refuserait car ils ne sont pas aptes psychologiquement, socialement ou intellectuellement. Imaginez la déprime de mon père de garder ces élèves devenus des rebuts (mot blessant mais reflétant la réalité) jusqu'à leur 16 ou 18 ans en se rendant compte qu'ils sont là par obligation.

14h14 : Le gouvernement ferait mieux d'en finir avec la politique néo-libérale qui produit la pauvreté. Il ferait l'économie du coût des caméras !

13h06 : "Je ne suis pas à la reconquête des quartiers, je ne suis pas à la reconquête d'un électorat. Ceux qui pensent cela se trompent", finit Manuel Valls.

Le Premier ministre a-t-il accès aux commentaires du live ? En tout cas, il répond à une critique que vous êtes plusieurs à lui faire.

13h04 : "C'est une société où chaque citoyen a sa place, sa chance, la possibilité de se construire un destin". Manuel Valls appelle à ne pas "céder au repli".

13h02 : "Quand une loi de la République n'est pas appliquée, il faut dénoncer ceux qui n'appliquent pas cette loi et faire en sorte que la loi s'applique tout simplement."

Manuel Valls explique pourquoi le gouvernement publie la liste des 36 villes qui ne construisent pas assez de logements sociaux.


13h02 : "Insidieusement, au cœur de la République, un poison s'est répandu, celui d'un contre-modèle de société, un modèle contre la République et ses valeurs." Manuel Valls estime qu'il existe, dans certains quartiers sensibles, "une déroute civique et morale".

12h59 : "Les femmes et les hommes qui vivent dans les quartiers populaires ne sont pas des citoyens de seconde zone". Manuel Valls blâme le "discours paternaliste qui prime" dès lors qu'est abordé le sujet des banlieues.

13h01 : "Etre une nation, c'est n'oublier personne, continue le Premier ministre. C'est accepter la diversité - c'est un beau mot - (...) La République, c'est être fier d'être français." Manuel Valls indique d'ailleurs que le nombre de naturalisation a augmenté.

12h55 : "Mesdames, messieurs, vous voyez, l'Etat est là. Il agit, il sait faire évoluer son action (...)."

12h59 : "Casser les logiques de ségrégation" : Manuel Valls martèle cet objectif. A nouveau, il vient d'utiliser cette expression qui a rythmé son discours.

12h58 : Sur les "caméras-piétons", le Premier ministre indique que les tests ont été concluants. "Elles sont un élément d'apaisement."



(FRANCETV INFO)

12h57 : "Le plan d'intervention présenté par le ministre de l'Intérieur sera complété bien en amont par un plan de prévention pour éviter à tant de jeunes de sombrer" dans la radicalisation, poursuit Manuel Valls.

12h56 : Après le logement et l'éducation, le Premier ministre aborde, cette fois, "la lutte contre la radicalisation. Et pas seulement islamiste", explique-t-il.

12h50 : Manuel Valls évoque le tutorat et l'orientation... mais refuse d'évoquer une quelconque "discrimination positive".

12h52 : "Il n'y a pas assez de hauts fonctionnaires issus des quartiers populaires, ce n'est pas normal."

12h53 : Le Premier ministre revient sur l'annonce effectuée plus tôt portant sur la substitution des préfets aux maires qui refusent d'appliquer les 25% de logements sociaux dans leurs villes.

12h51 : Pour "casser les logiques de ségrégation", Manuel Valls entend "permettre aux familles modestes l'accès à des logements dans les territoires où les loyers sont trop chers".

12h44 : "Il y a une soif d'entreprendre, il y a des entrepreneurs", poursuit Manuel Valls. Le Premier ministre demande à "aussi regarder les réussites".

12h48 : Manuel Valls revient sur le développement, dans les banlieues notamment, du sexisme, de l'homophobie et de l'antisémitisme. Il réfute la stigmatisation et la généralisation vis-à-vis des habitants des banlieues, prônant "des mesures d'égalité".



(FRANCETV INFO)

12h45 : Les préfets se substitueront aux maires dans les communes récalcitrantes à appliquer les 25% de logements sociaux, annonce le gouvernement.

12h38 : "Cette concentration de difficultés que personne ne nie est le résultat direct du processus de ségrégation que je viens d'évoquer", rappelle Manuel Valls.

12h35 : "Il faut du beau dans les quartiers populaires. (...) Il faut de la mixité, il faut faire venir d'autres habitants, d'autres villes, d'autres quartiers."

12h35 : Le Premier ministre persiste et signe en utilisant le terme d'"apartheid". Il met en cause "des politiques de peuplement absurdes, voire criminelles".

12h29 : Bonjour @Anonyme. En réalité, le dernier comité interministériel décentralisé a eu lieu à Vesoul, en mars. Comme vient de le rappeler Manuel Valls dans son allocution, sa thématique était justement la ruralité.

12h28 : C'est bien d'organiser des réunions aux Mureaux mais pourquoi jamais à la campagne ? Les gens ne vivant pas dans les villes et les cités se sentent oublies. Il faut pas s'étonner si pas mal votent pour le FN. Là on sent bien que la présence de ministre aux Mureaux , c'est juste un truc de campagne électorale.

12h27 : "Nous ne sommes pas ici pour annoncer un nouveau plan Marshall (...), ni pour trouver des excuses (...). Nous sommes ici pour agir", lance Manuel Valls.

12h42 : Le Premier ministre commence par rendre hommage à Zyed et Bouna, les deux jeunes garçons dont la mort, il y a très exactement 10 ans, avait enflammé les banlieues.

12h26 : Manuel Valls vient de prendre la parole, aux Mureaux (Yvelines), à l'issue d'un comité interministériel décentralisé. Vous pouvez suivre son allocution en direct sur notre site.

12h22 : Les "caméras-piétons" portées par les policiers vont être généralisées pour lutter contre les discriminations et protéger les agents de police, annonce le gouvernement.