Deux tiers des Français donnent Sarkozy perdant en 2012

68% des Français pensent que Nicolas Sarkozy va perdre la présidentielle en 2012 et 26% estiment que Juppé serait le meilleur candidat UMP devant le chef de l'Etat sortant, selon un sondage Viavoice.

Nicolas Sarkozy et Alain Juppé
Nicolas Sarkozy et Alain Juppé (AFP)

68% des Français pensent que Nicolas Sarkozy va perdre la présidentielle en 2012 et 26% estiment que Juppé serait le meilleur candidat UMP devant le chef de l'Etat sortant, selon un sondage Viavoice.

Principaux enseignements de cette enquête publiée lundi dans Libération :

Pronostic massif d'une défaite de Nicolas Sarkozy en 2012
. 68% des Français estiment que "s'il se représente, Nicolas Sarkozy va vraisemblablement perdre l'élection présidentielle de 2012".
"Les raisons de ce discrédit majeur", selon le directeur associé de Viavoice François Miquet-Marty, se déploient sur trois registres :
- "la dette et les déficits publics" (65%),
- "l'insuffisance des résultats économiques et sociaux" (64%),
- "les affaires politico-financières" (62%).

"Ce dernier élément apparaît particulièrement important puisqu'il est mis à hauteur des deux premiers : se cumulent les affaires Woerth-Bettencourt, Tapie-Lagarde et Karachi ... dans un contexte où l'argent facile est particulièrement synonyme de dévoiement", précise François Miquet-Marty.

Le président de la République ne capitalise ni sur sa stratégie de "représidentialisation", ni sur l'international (Libye...), ni sur ses nombreux déplacements en province, selon l'institut de sondage

Juppé meilleur espoir pour la droite en 2012 ?
Pour l'opinion, Alain Juppé, qui était l'invité de "Des paroles et des actes" le 29 septembre dernier, est considéré comme "le meilleur candidat UMP en 2012" (26%) devant Nicolas Sarkozy (21%), François Fillon (16%) et Jean-François Copé (10%).

Tel n'est pas l'avis des sympathisants UMP qui préfèrent le président de la République : 54% jugent que Nicolas Sarkozy est le meilleur candidat, 18% le ministre des Affaires étrangères, 15% le Premier ministre, 6% le secrétaire général de l'UMP. Le chef de l'Etat garde donc à droite une cote bien supérieure à ses rivaux potentiels.