Départementales : l'alliance UMP/UDI vire largement en tête du 1er tour

La droite est arrivée en tête du 1er tour des élections départementales dimanche devant une gauche divisée et devant le Front national, qui arrive troisième. Nicolas Sarkozy a estimé que "les conditions d’un basculement massif en faveur de la droite républicaine et du centre sont réunis".

(Le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, réagit après la publication des résultats du premier tour des départementales © Maxppp)

Que la droite devance la gauche au premier tour des élections départementales était prévisible et annoncé. Que la droite devance le Front national qui avait nourri l'espoir de devenir le premier parti de France à l'issu de ce scrutin, était probable. Mais que l'alliance UMP/UDI recueille  près de 37% des suffrages (estimations) et s’impose avec 196 candidats élus dès le premier tour, contre 50 candidats pour la gauche et 6 pour le Front national, c'est une surprise, et surtout une victoire bien venue pour Nicolas Sarkozy. 

Le président de l'UMP, qui s’est exprimé quelques minutes après la publication des premiers résultats officiels, a estimé que "ce premier tour montre la profonde aspiration des Français à un changement clair qui commence par les départements. Si nos compatriotes se sont massivement détournés de la gauche c’est parce qu’ils ont le sentiment que depuis trois ans on ne cesse de leur mentir. Dans un grand nombre de départements ce soir les conditions d’un basculement massif en faveur de la droite républicaine et du centre sont réunis ", a-t-il affirmé, avant d’appeler à la mobilisation au second tour "afin de conforter la dynamique enregistrée ce soir ".

"On peut dire ce soir modestement qu’il existe en France un triple effet Nicolas Sarkozy"

Pour Guillaume Pelletier, cette victoire ce soir, la droite l’a doit avant tout à Nicolas Sarkozy. "On peut dire ce soir modestement qu’il existe en France un triple effet Nicolas Sarkozy. L’UMP est en tête, le FN est contenu et le PS est distancé. Maintenant il faut travailler humblement, dans une démarche de rassemblement, autour d’un chef. C’est la première étape d’une victoire électorale. Je soutiens largement la position de Nicolas Sarkozy, et de l’UMP, qui a considéré que les consignes de vote, les Français n’en voulaient plus ", a réagi le président UMP du Loir-et-Cher sur France info.

L'alliance UMP/UDI en position de force

L’ensemble des listes de droite obtiendrait entre 37,2% à 37,6% des suffrages au premier tour des élections départementales, au coude à coude avec l'ensemble des listes de gauche (entre 33,7 à 37,1%), tandis que le Front national recueillerait de 24,5% à 26,4%, selon les dernières estimations de notre partenaire Ipsos/Sopra Steria. 

"Cette élection confirme que nous sommes dans une tripolarisation de la vie politique, durable, solide. Nous avons fait un choix d’alliance que nous ne regrettons pas, qui est un choix d’alternance politique face à une gauche qui échoue dans les départements, dans les régions et à l’échelon du pays. Donc nous assumons cette alliance ", a déclaré le vice-président de l’UDI,Yves Jégo, sur France info.

UMP et UDI se divisent sur les consignes de vote

Pour le second tour dimanche prochain, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il n'y aurait "aucun accord, local ou national", avec le Front national. Mais le président de l’UMP n’appelle à voter ni pour le FN, ni pour la gauche en cas de duel. Le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, en revanche, a appelé à "faire barrage à l'extrême droite" au second tour des élections départementales. "Nous sommes, comme Jacques Chirac en son temps, très très clairs : il reste  sur la table un bulletin républicain et nous appelons donc à faire barrage à l'extrême droite en utilisant ce bulletin républicain", a-t-il expliqué sur iTELE.

Nicolas Sarkozy a appelé, pour le second tour, à ne voter "ni pour le Front national ni pour la gauche" là où les candidats UMP seront éliminés, en précisant que son parti ne conclurait "aucun accord" avec le FN.
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