De "Babar" à "Flamby", les surnoms de François Hollande à la disposition de ses anges gardiens

Le chef de l'Etat n'a pas toujours été désigné avec les plus grands égards. De "Babar" à "Flamby" en passant par "Guimauve le Conquérant", ses adversaires lui ont attribué toutes sortes de sobriquets au fil de sa carrière. Un choix de noms de code ?

De Babar à Flamby, les surnoms de François Hollande
De Babar à Flamby, les surnoms de François Hollande (ARCHIVES DU 7EME ART / PHOTO12)

Le chef de l'Etat n'a pas toujours été désigné avec les plus grands égards. De "Babar" à "Flamby" en passant par "Guimauve le Conquérant", ses adversaires lui ont attribué toutes sortes de sobriquets au fil de sa carrière. Un choix de noms de code ?

A l'arrivée d'un nouveau locataire à l'Elysée, le SPHP - service de protection des hautes personnalités - lui attribue un nom de code qui permettra aux agents de sécurité de le désigner en toute discrétion. "Tonton", fut le surnom choisi par les services de sécurité pour François Mitterrand.

François Hollande ne devrait pas échapper à la tradition.

Ses adversaires, à droite comme dans son propre camp, ont su l'affubler de toutes sortes de noms d'oiseaux, notamment pendant la campagne électorale. Les responsables de la sécurité du président s'en inspireront-ils ? Tour d'horizon des possibilités.

Le plus connu : "Flamby"

Inspiré du célèbre dessert industriel à la crème caramel nommé Flanby (sans m à l'origine), ce sobriquet est entré dans les annales. Et c'est à Arnaud Montebourg que François Hollande le doit. En 2003, M. Montebourg l'accuse alors d'avoir conduit le PS "à deux désastres, en 2002 et 2005".

Ce petit nom qui faisait allusion à son ancien embonpoint et à sa bonhomie, connaît un succès immédiat puisqu'il est repris dans les médias, et ce jusqu'à aujourd'hui. Les guignols de l'info l'ont d'ailleurs souvent représenté en "flan à lunettes".

"Guimauve le Conquérant"

Preuve que le candidat n'a jamais vraiment réussi à se débarrasser de l'image molle et sympathique qu'il renvoie.

Les variantes : "Fraise Flagada", une idée de Laurent Fabius, auteur également de "fraise des bois", ou encore "Guimauve le Conquérant" trouvé par Guillaume Bachelay, ancienne plume de M. Fabius. A l'Elysée, il a été qualifié "d'édredon" et de "truc tout mou" après son régime, mais aussi de "petit sucre qui paraît solide mais devient soluble quand vous le mettez dans l'eau".

"Monsieur Petites Blagues"

Autre trait de caractère de M. Hollande ayant inspiré des petits noms : son humour. D'où le "Monsieur Petites Blagues" trouvé encore une fois par Laurent Fabius.

Les variantes : "Guy Bedos" et "l'hibernatus de la politique" par Nicolas Sarkozy, mais aussi "Pirouette cacahuète" par Brice Hortefeux louant sa répartie lors d'échanges avec ses adversaires politiques.

"Babar, le roi des éléphants"

Le ministre de l'éducation nationale de Nicolas Sarkozy, Luc Chatel, a comparé M. Hollande durant la campagne à "Babar". La raison ? "Il est sympathique, c'est le roi des éléphants. C'est l'histoire qu'on raconte aux enfants pour les endormir le soir", a-t-il affirmé.

Par opposition, il a assimilé M. Sarkozy à Astérix, "celui qui est courageux, déterminé, protecteur" et qui finit "toujours" par gagner.

"Capitaine de pédalo"

Le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle éliminé au premier tour, Jean-Luc Mélenchon, a comparé M. Hollande à un "capitaine de pédalo" pris dans une "saison des tempêtes" dans un entretien au Journal du dimanche (JDD).

Le député Pierre Moscovici avait alors tenté de secourir M. Hollande en accusant M. Mélenchon de faire le jeu de la droite. Réponse de celui-ci : "Ce ne serait plus un pédalo mais un radeau de la méduse !".

"Monsieur Normal"

Ses détracteurs ont souvent ironisé sur la "présidence normale" que souhaitait incarner M. Hollande. Le Premier ministre François Fillon avait ainsi affirmé : "Vous ne pouvez pas et vous ne devez pas être l'homme du quotidien".

La presse étrangère l'avait qualifié de "Monsieur Normal".

Enfin le syndicat de droite UNI l'a transformé en "superzéro", le redessinant sous les traits de "Super Moyen". Ségolène Royal s'en sort mieux puisqu'elle incarne "Wonder Ségo".