Budget : les députés rejettent trois motions de censure contre le gouvernement

Deux de ces initiatives concernaient l'utilisation de l'article 49.3 par le gouvernement sur le budget 2023, et une dernière sur le financement de la Sécurité sociale.

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France Télévisions
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L'hémicycle de l'Assemblée nationale à Paris, le 24 octobre 2022. (QUENTIN DE GROEVE / HANS LUCAS)

Troisième rejet à la suite. La motion de censure déposée par la Nupes après le recours au 49.3 sur le budget de la Sécurité sociale a été rejetée lundi 24 octobre dans la soirée, faute d'avoir atteint la majorité absolue (289 voix) nécessaire pour renverser le gouvernement. La motion n'a en effet recueilli que 150 voix. Avant cela, les députés ont rejeté deux autres motions de censure, déposées après l'utilisation de l'article 49.3 par le gouvernement sur le budget 2023.

Dans l'ordre, une première motion déposée par la Nupes a été rejetée après avoir recueilli 239 votes favorables, un score élevé mais insuffisant. Par la suite, une seconde motion, déposée par le RN cette fois, n'a recueilli que 90 voix et a elle-aussi été rejetée. L'examen de ces textes a donné lieu à des débats électriques dans l'hémicycle, bien que ces différentes motions n'avaient, en théorie, aucune chance d'obtenir la majorité absolue et d'être adoptées. 

Le gouvernement accusé d'"abus de pouvoir"

Les motivations de ces différentes motions de censure divergeaient, mais se recoupaient par endroits. La présidente du groupe écologiste Cyrielle Chatelain a présenté la motion de censure de la gauche contre un budget "irresponsable sur le plan climatique". Par la suite, Marine Le Pen, au nom du RN, a défendu un autre texte qui reproche au gouvernement un "déni de démocratie", après l'utilisation du 49.3. Enfin, la députée écologiste Marie-Charlotte Garin a présenté la motion de censure de la Nupes sur le projet de budget de la Sécu comme une réaction à un "abus de pouvoir" du gouvernement Borne.

Au sortir des discussions communes, la Première ministre Elisabeth Borne est venue apporter la réponse du gouvernement.  "La censure ne peut pas être juste une posture, il faut en assumer les conséquences, (...) RN et Nupes, je n'imagine pas un instant que vous pourrez gouverner ensemble", a-t-elle notamment déclaré face à l'hémicycle. Avant de revenir à la charge, quelques heures plus tard : "Vous n'avez pas de majorité alternative pour gouverner, vous n'avez pas de texte alternatif à proposer. Face à chaque défi, votre réponse c'est le désordre, l'inaction !" a-t-elle lancé aux députés Nupes.

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