Bruno Le Roux : "La visite des parlementaires français en Crimée est une honte"

Invité de France Info ce vendredi, le député de Seine Saint-Denis et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, a estimé que la visite des parlementaires français en Crimée "était une honte".

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Bruno Le Roux est revenu, ce vendredi sur France Info, sur le voyage de dix parlementaires français, principalement du groupe Les Républicains, en Crimée. "C'est une honte. Une honte que ces dix parlementaires se rendent en Crimée sans avoir le moindre rapport avec les autorités ukrainiennes. C'est une soumission et une honte pour le Parlement français ", a déclaré sur Bruno Le Roux, qui figure parmi 89 personnalités européennes auxquelles la Russie a décidé d'interdire l'accès à son territoire en riposte aux sanctions européennes.

Cette mesure avait entraîné l'annulation d'une visite de députés français prévue le 18 juin à Moscou par le président de l'Assemblée, Claude Bartolone. "Je regrette que ces parlementaires financés par une association russe se soient rendus en Crimée. Je note qu'il n'y a aucun député socialiste dans cette délégation et je m'en félicite ", a également déclaré Bruno Le Roux, député de Seine-Saint-Denis. 

"La gouvernement a anticipé la souffrance des éleveurs "

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée est également revenu sur la crise des éleveurs qui agite le pays depuis plusieurs jours. Pour Bruno Le Roux, le ministre d'Agriculture Stéphane Le Foll a réagi rapidement et "a montré sa compréhension et son empathie " aux problèmes soulevés par les éleveurs. Ces derniers "sont dans la rue parce qu'il y a beaucoup de souffrance , a-t-il expliqué. Mais ces questions ont été anticipées par le gouvernement. "

Le député de Seine-Saint-Denis a également mis en cause le rôle de la droite dans cette crise. Nous payons aujourd'hui cette "dérégulation mise en place auparavant ". La droite "a beaucoup de toupet à dire que les choses ne sont pas à la hauteur aujourd'hui alors que nous sommes en train de réparer les erreurs de sa libéralisation à outrance ".