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"Je ne crois pas à un risque de récession", assure Bruno Le Maire

Le ministre de l'Economie invite toutefois mercredi sur France Inter à la prudence, notamment eu égard à la crise ukrainienne. 

Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, était l'invité de France Inter jeudi 16 juillet. (FRANCE INTER / RADIO FRANCE)

"Je ne crois pas à un risque de récession", assure Bruno Le Maire mercredi 1er juin sur France Inter. Interrogé sur l'éventualité de ce risque, le ministre de l'Economie dit toutefois rester "prudent parce que tout dépendra de ce qui peut se passer en Ukraine, de l'évolution dans un certain nombre de pays, notamment la Chine".

Bruno Le Maire annonce également qu'il fera "une révision du chiffre de croissance au moment où je présenterai le projet de loi de finances rectificative fin juin, début juillet". Le ministre de l'Economie réagit à la nouvelle accélération de l'inflation, 5,2% en mai sur un an. "Le plus dur, nous y sommes", avertit Bruno Le Maire. Il décrit "un pic d'inflation", "je préfère être clair, ça va encore durer plusieurs mois, nous allons avoir une inflation qui va rester élevée", ajoute-t-il.

"D'ici la fin de l'année 2023 nous verrons une décrue progressive de l'inflation."

Bruno Le Maire

à France Inter

Le ministre de l'Economie assure que l'exécutif "a anticipé ce pic inflationniste en prenant des mesures pour plafonner les prix de l'énergie que sont ceux qui tirent le plus l'inflation vers le haut". "Quoi qu'il arrive, nous maintiendrons des dispositifs de soutien au carburant", les 18 centimes d'euros de remise sur le litre de carburant "pour protéger les Français", au moins jusqu'à l'été, "ensuite nous aurons au moment du projet de loi de finances rectificative un débat sur ce sujet", ajoute Bruno Le Maire. Car, continue-t-il, "le quoi qu'il en coûte, nous en sommes sortis".

Le ministre de l'Economie et des Finances en appelle aussi à la Banque centrale européenne pour faire évoluer sa politique monétaire face à l'inflation. "Si la politique monétaire n'évolue pas, nous ne ramènerons pas l'inflation à des niveaux raisonnables", assure-t-il.

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