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Après le "racisme anti-Blancs", Jean-François Copé dénonce la stigmatisation des militants UMP

Le candidat à la présidence de l'UMP a tenu un discours, lundi, à Marseille, trois jours avant son débat face à François Fillon.

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France Télévisions
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Jean-François Copé donne un discours à Marseille (Bouches-du-Rhône), devant un millier de militants UMP, le 22 octobre 2012. (GERARD JULIEN / AFP)

SUCCESSION A L'UMP - A trois jours du débat télévisé qui l'opposera à François Fillon, Jean-François Copé poursuit sur sa lancée "droite qui s'assume". Le candidat à la présidence de l'UMP a tenu un meeting, lundi 22 octobre à Marseille (Bouches-du-Rhône), dans un département qui lui est particulièrement favorable. Après avoir dédicacé dans l'après-midi son livre Manifeste pour une droite décomplexée à Salon-de-Provence, il s'est exprimé devant un millier de militants, dénonçant notamment la stigmatisation des sympathisants UMP dans la société.

"Je suis trop dur, me dit-on. Surtout, sachez-le, je ne changerai rien", a-t-il lancé, abordant les thèmes du droit de vote des étrangers, du communautarisme ou du mariage homosexuel. Il a également évoqué à nouveau le "racisme anti-Blancs", expression qui avait fait polémique fin septembre, assurant qu'il y avait "des quartiers où il ne faisait pas bon être une femme ou être Blanc".

"Je te parle pas, tes parents sont à droite"

Il raconte peu après deux anecdotes, citant des personnes reprochant à leur entourage d'être de droite. "Professeur UMP dans une salle des profs d'un collège. Le voisin d'un militant UMP : 'Ah mais vous étiez UMP ? Je suis très déçu !' [la salle applaudit]. Militant UMP sur un marché, pris à partie par une poignée de militants socialistes dans une ville de gauche, enfant de militant UMP dans un collège : 'Je te parle pas, tes parents sont à droite'". 

L'actuel secrétaire général de l'UMP a par ailleurs souligné qu'il n'y avait "ni chef ni guerre" entre lui-même et l'ancien Premier ministre, seul rival à cette élection. "Nous appartenons à la même famille politique. Si je suis élu, mon premier geste sera de lui tendre la main", a-t-il déclaré. Il a toutefois ajouté que le vote du 18 novembre constituait "un moment de vérité", au cours duquel il serait demandé aux militants UMP de "faire un choix historique". Il a enfin affirmé son refus de la "ligne politique de l'eau tiède, de la recherche du plus petit dénominateur commun". 

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