Après la "boulette" de l'agence Standard & Poor's, François Baroin réclame des sanctions

François Baroin, ministre de l'Economie, a réclamé jeudi 24 novembre des sanctions contre l'agence de notation Standard and Poor's après l'envoi, le 10, d'un message pouvant laisser penser que la note souveraine de la France avait été dégradée.

François Baroin le 9 novembre dernier
François Baroin le 9 novembre dernier (ERIC PIERMONT / AFP)

François Baroin, ministre de l'Economie, a réclamé jeudi 24 novembre des sanctions contre l'agence de notation Standard and Poor's après l'envoi, le 10, d'un message pouvant laisser penser que la note souveraine de la France avait été dégradée.

Au terme de l'enquête sur la diffusion, le 10 novembre, d'un message erroné de l'agence américaine de notation Standard & Poor's sur la dégradation du triple A de la France, François Baroin a réclamé jeudi des sanctions. Il a regretté que cette "boulette" soit intervenue "dans le contexte singulier que nous traversons, particulier, tourmenté, turbulent, qui nourrit les inquiétudes".

"Des sanctions adaptées"

"C'est quand même une prise de risque qui crée des dommages qui ne sont pas acceptables et il ne peut pas y avoir de responsabilités puissantes sur le plan économique sans qu'il y ait, lorsqu'il y a erreur, des sanctions adaptées à l'impact de la réalité de ce qu'il s'est passé", a déclaré M. Baroin , en conclusion de la 8e édition des Entretiens de l'AMF, l'autorité des marchés financiers.

L'AMF avait lancé une enquête sur cette affaire. Elle pourrait décider de sanctions pécuniaires ou disciplinaires contre l'agence de notation financière Standard & Poor's. Celle-ci avait invoqué une erreur technique liée à la mise à jour d'un indicateur bancaire pour expliquer la dégradation erronée de la note de la France.

Eviter une erreur simillaire

L'agence, qui avait confirmé après coup la notation triple A de la France avec perspective stable, avait indiqué avoir pris "immédiatement" des mesures pour empêcher qu'une erreur similaire ne se produise à nouveau. Elle s'étaite dite prête à coopérer avec les autorités compétentes, notamment avec l'autorité de supervision financière européenne (ESMA).