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Anne Lauvergeon en route vers pour la présidence d'EADS ?

L'ancienne patronne d'Areva va faire son entrée, aux côtés de Jean-Claude Trichet, au conseil d'administration du groupe aéronautique. Une entrée qui pourrait être un marchepied vers la présidence du groupe, souhaitée par Paris.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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  (Maxppp)

"Atomic Anne"
fait son entrée dans le monde de l'aéronautique. Anne Lauvergeon, débarquée du
groupe Areva en 2011, s'apprête à faire son retour dans le monde des affaires,
en intégrant le conseil d'administration du groupe EADS, maison-mère d'Airbus.
La France, qui a le droit de nommer deux représentants au conseil
d'administration pour représenter ses intérêts, l'a choisie,
ainsi que l'ancien président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude
Trichet.

Leur entrée dans le groupe, validée par l'Etat français, n'a plus besoin que de l'approbation de
l'assemblée générale d'EADS, qui doit se réunir en mars. Dès lors, Anne
Lauvergeon deviendra pleinement membre du conseil d'administration. Une
position qui pourrait s'avérer être un tremplin vers la présidence du groupe. La
France souhaiterait en effet la voir accéder à cette position, et "l'Allemagne
est d'accord avec le choix français
", affirmait une source proche du
gouvernement dimanche dans le JDD.

Une gouvernance peu
favorable aux Etats

Invité de France Info
lundi matin
, le ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici a
apporté son appui à Anne Lauvergeon, dont il estime qu'elle dispose de "toutes
les qualités pour jouer un rôle majeur chez EADS
". Mais en rappelant
qu'il fallait respecter le mode de gouvernance de l'entreprise et ses
structures.

En effet, avec la
restructuration du capital du groupe au mois de décembre, un nouveau pacte d'actionnaires a vu le jour, dans lequel les Etats ont un rôle plus faible. En clair, le rôle de décision des
Etats se limite aux seuls deux administrateurs nommés par chaque Etat. Faire
passer la nomination d'Anne Lauvergeon au poste de présidente risque donc d'être
une épreuve difficile dans une situation où l'influence du pouvoir politique
est réduite. D'autant plus que selon le Financial Times , le patron actuel
d'EADS, Tom Enders, a bien l'intention de protéger cette réforme "dans
tous ses aspects, en particulier les rôles et les responsabilités dans les
nominations au conseil d'administration
". 

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