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Allocations familiales : en 1998, Lionel Jospin avait dû reculer

Invitée de France Info ce mercredi matin, la ministre des Affaires sociales a renvoyé à "dans l'avenir" une éventuelle modulation des allocations familiales. Une réforme déjà tentée...
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Radio France
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 (Lionel Jospin avait dû retirer son plafonnement des allocations familiales © MAXPPP)

Ce n'est pas la première fois que l'idée de moduler les allocations familiales en fonction des revenus est envisagée. Dans son discours de politique générale en juin 1997, Lionel Jospin avait annoncé cette réforme :  "Afin de rendre plus juste et plus efficace notre système d'aide aux familles et d'en réserver le bénéfice à celles qui en ont effectivement besoin, les allocations familiales seront placées sous condition de ressources inférieures à 25 000 F par foyer ". Il l'avait même fait voter, avant de devoir revenir en arrière un an plus tard devant le "raidissement" des associations de familles.

"Ces allocations ne bougeront pas" (Marisol Touraine)

Et ce sujet revient périodiquement dans l'actualité. D'où la grande prudence ce mercredi matin sur France Info de Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, dans un contexte marqué par un coup de rabot sur une série de prestations familiales : "Les prestations versées aujourd'hui aux familles ne diminueront pas. Oui, pour l'avenir, des évolutions vont intervenir. Mais les personnes qui aujourd'hui reçoivent des allocations familiales, et bien après ce budget de la sécurité sociale, ces allocations ne bougeront pas".  

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Cette fois c'est Laurence Dumont, l'une des vice-présidentes (PS) de l'Assemblée qui a mis sur la table la mise sous condition de ressources des allocations familiales. Une modulation jugée "normale " par le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis. Mais accueillie avec prudence sur France Inter par le président de l'Assemblée nationale, le socialiste Claude Bartolone : "Je ne veux pas que l'on prenne une décision sans savoir exactement quel est l'effort réclamé aux uns et aux autres."   

"Voir la majorité faire son travail ce n'est pas un gros mot" mais "il faut une étude d'impact" (Claude Bartolone avec Patrick Cohen)
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 Et si l'UMP Nadine Morano s'est déclarée favorable "à un plafonnement" qui serait aussi fonction du nombre d'enfants, Marine Le Pen, la présidente du FN, a déjà fait part de son opposition : "Le principe d'universalité des allocations ne doit donc pas être remis en cause ni sacrifié sur l'autel de l'austérité bruxelloise." 

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