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Vidéo Tribune de Sarkozy : "Toute comparaison avec des dictatures est insupportable" répond Hollande

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France Télévisions

Interrogé sur les accusations lancés par l'ex-président dans "Le Figaro", le chef de l'Etat s'est indigné des comparaisons avec le régime totalitaire de l'ex-RDA.

C'est depuis Bruxelles, où il participe au Conseil européen, que François Hollande a réagi, jeudi 20 mars, à la tribune de Nicolas Sarkozy comparant les écoutes téléphoniques le visant aux méthodes de la Stasi, la police politique de l'ex-RDA. Le chef de l'État a affirmé que "toute comparaison avec des dictatures [était] forcément insupportable", soulignant toutefois qu'il "ne répondrait à aucune polémique" après les prises de position de son prédécesseur dans une tribune parue vendredi dans Le Figaro.

"Je ne répondrai à aucune polémique parce que je suis président de la République et que j'ai ce devoir d'assurer le respect des principes qui fondent notre organisation judiciaire et notre République", a-t-il fait valoir.

Indépendance et séparation des pouvoirs

"Laisser penser que notre pays, notre République puissent ne pas être fondés sur les libertés, c'est introduire un doute qui n'a pas sa place", a aussi répliqué le chef de l'État à Nicolas Sarkozy. Dans sa tribune, l'ex-président juge une que les principes fondamentaux de la République ont été "foulés au pied" dans les procédures judiciaires le visant.

"Mon devoir comme tout président de la République, a également répondu François Hollande, c'est d'assurer l'indépendance de la justice, la séparation des pouvoirs, l'exercice des droits de la défense, la présomption d'innocence, le respect des décisions de la chose jugée qui s'imposent à tous". Le chef de l'Etat estime enfin qu'il doit "faire en sorte que les magistrats puissent faire leur travail dans notre pays, non pas comme ils le pensent individuellement, mais comme le droit leur fait obligation d'agir". Son rôle, dit-il, "c'est aussi de veiller à ce que les avocats puissent assurer la tâche qui est la leur".

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