Affaire des écoutes : Paul Bismuth s’est-il bien constitué partie civile ?

Maitre Frédérik Canoy a représenté Paul Bismuth à l’audience lundi, dans l’affaire dite des "écoutes". Mais mardi soir, Paul Bismuth dément formellement avoir été en contact avec lui. L’avocat en question affirme avoir bien été mandaté.

Article rédigé par
Margaux Stive - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Lors du procès de l'affaire dite des "écoutes" au tribunal correctionnel de Paris, le 23 novembre 2020 (photo d'illustration). (AURELIEN MORISSARD / MAXPPP)

C’était la star inattendue de l’audience de lundi 23 novembre dans le procès de l'affaire dite des "écoutes". Maitre Frédérik Canoy s’est présenté devant la presse à l’issue de l’audience, cerné de caméras, pour annoncer qu’il était l’avocat de Paul Bismuth, le vrai. Celui dont le nom a été choisi par Thierry Herzog pour la ligne utilisant une puce prépayée attribuée à Nicolas Sarkozy afin de pouvoir discuter sereinement avec son conseil. L'avocat a emprunté ce patronyme en référence à un ancien camarade de classe.

>> Procès de Nicolas Sarkozy : l'article à lire pour comprendre l'affaire des "écoutes"

Pourtant 24 heures plus tard, Paul Bismuth dément avoir mandaté cet avocat. "Je ne le connais pas, je n’ai jamais voulu me constituer partie civile", affirme-t-il à l’AFP. Alors qui ment dans cette affaire ? Sûrement pas moi dit l’avocat en question Me Frédérik Canoy : "C’est un menteur et je l’ai eu de mon confrère Francis Chouraqui, avocat à Paris, un mandat pour se constituer partie civile."

"Il ne m’a pas vu physiquement parce qu'il est en Israël mais il connait mon existence. Il faut arrêter de mentir comme un arracheur de dent."

Me Frédérik Canoy

à franceinfo

L’avocat qui lui a donné le pouvoir, Maitre Francis Chouraqui confirme au téléphone qui’il a bien mandaté son confrère pour représenter son client Paul Bismuth avec qui il est en lien depuis six mois pour se constituer partie civile dans cette affaire. De quoi rendre fou les deux avocats qui ne comprennent pas ce qui est passé par la tête de leur client. Au point de douter que ce soit bien le vrai Paul Bismuth qui ait parlé mardi soir à l’AFP. Contacté par franceinfo, Paul Bismuth n’a pas donné suite à nos appels.

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