Jouyet relaxé dans l'affaire de son déjeuner avec Fillon

Egalement poursuivis, les journalistes du "Monde" qui rapportaient les propos de Jean-Pierre Jouyet, sont eux aussi relaxés.

Jean-Pierre Jouyet, alors président de l\'Autorité des marchés financiers, le 10 avril 2009, dans la cour de l\'Elysée, à Paris.
Jean-Pierre Jouyet, alors président de l'Autorité des marchés financiers, le 10 avril 2009, dans la cour de l'Elysée, à Paris. ( PHILIPPE WOJAZER / REUTERS)

François Fillon a-t-il demandé à l'Elysée d'accélérer les procédures judiciaires contre Nicolas Sarkozy, comme l'ont écrit deux journalistes du Monde, renseignés par le secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet ? Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé, jeudi 9 juillet, Jean-Pierre Jouyet ainsi que deux journalistes, poursuivis en diffamation par l'ancien Premier ministre. La justice a reconnu le caractère diffamatoire des propos qui leur étaient reprochés, mais il a retenu la "bonne foi" en faveur des prévenus de l'affaire du déjeuner Jouyet-Fillon.

"Taper vite" sur Sarkozy pour ne pas le "laisser revenir"

Dans leur livre Sarko s'est tuer, et dans les colonnes du journal du soir, Gérard Davet et Fabrice Lhomme écrivaient que François Fillon avait demandé à Jean-Pierre Jouyet, lors d'un déjeuner le 24 juin 2014, de "taper vite" sur Nicolas Sarkozy, mis en cause dans plusieurs enquêtes judiciaires, pour ne pas le "laisser revenir" en politique.

Lors d'une rencontre avec les deux journalistes à l'Elysée en septembre 2014, Jean-Pierre Jouyet, ami de François Hollande depuis 40 ans, avait dit à ses interlocuteurs qu'ils étaient bien informés et avait ajouté à propos de François Fillon : "En gros, son machin, c'était de dire : 'Mais tapez vite ! Tapez vite." Ses propos avaient été enregistrés et diffusés par les journalistes du Monde