Le Syndicat de la magistrature reçoit de la poudre suspecte

Selon une source judiciaire, il est inscrit sur l'enveloppe que cette poudre est de la ricine, mais cette dernière contient en réalité une poudre alimentaire. 

Des magistrats à la cour d\'appel de Douai (Nord), le 10 janvier 2013.
Des magistrats à la cour d'appel de Douai (Nord), le 10 janvier 2013. (DENIS CHARLET / AFP)

Une personne scandalisée par le "mur des cons" est-elle à l'origine de ce colis suspect ? Le Syndicat de la magistrature (SM), au cœur d'une polémique après la découverte d'un panneau d'affichage regroupant diverses personnalités publiques dans ses locaux, a reçu, lundi 29 avril, une enveloppe contenant une poudre suspecte mais inoffensive, selon les premiers tests du laboratoire de la préfecture de police.

Selon une source judiciaire, il est inscrit sur l'enveloppe que cette poudre est de la ricine, très toxique, mais, selon une source proche de l'enquête, il  s'agit de poudre alimentaire. Europe 1 précise même : "Un mélange de poudre d'amande et de cacao."

Une enquête en flagrance pour violence avec préméditation a été confiée à la police judiciaire. Aucun élément ne lie pour l'instant cet envoi avec "le mur des cons" du syndicat, qui a suscité une vague d'indignation et l'annonce de plusieurs plaintes. 

Christiane Taubira condamne les "menaces" et "insultes"

Dans un communiqué, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, a exprimé lundi "la plus ferme condamnation des menaces et des insultes" adressées au SM, et "plus fortement encore l'escalade" ayant conduit à l'envoi d'un courrier contenant de la poudre blanche.

La garde des Sceaux a notamment rappelé avoir saisi le Conseil supérieur de la magistrature pour savoir "s'il y a eu manquement aux obligations déontologiques" du SM, après la révélation d'un "mur des cons" : "En conséquence, les contestations et condamnations formulées sur une base morale, politique ou partisane n'ont plus lieu d'être et ne doivent pas servir de référence à ceux qui, au mépris du droit, se livrent à des actes inacceptables et judiciairement répréhensibles", a-t-elle ajouté.