L'ancien socialiste Jean-Noël Guérini lance La Force du 13

Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône veut "balayer le passé" en créant une association qui refuse "d'être l'otage des combinaisons politiciennes".

Le sénateur des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, le 8 avril 2014, à Marseille.
Le sénateur des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, le 8 avril 2014, à Marseille. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Il lance son association politique. Jean-Noël Guérini, qui a devancé son exclusion imminente du PS en quittant le parti le 7 avril, a annoncé vendredi 25 avril la création de La Force du 13.

Il s'agit d'une association régie par la loi de 1901 dont les "cotisations seront le seul mode de financement", a indiqué le président du conseil général des Bouches-du-Rhône. Le mouvement "fonctionnera sans faire appel à l'argent public".

"Balayer le passé"

Vendredi, l'ancien homme fort de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, mis en examen dans des dossiers de marchés publics et de détournement de fonds publics, a réaffirmé sa volonté de "balayer le passé". Il veut "arrêter d'être l'otage des combinaisons politiciennes".

Le mouvement, que Jean-Noël Guérini présidera "le temps de le lancer dans le paysage départemental", n'est pas destiné à "distribuer les investitures" pour les élections. "La double appartenance" entre son association et un parti politique "est possible, sauf avec les extrêmes", a-t-il précisé, ciblant le FN.

Guérini vise les cantonales et les régionales

Objectif de l'association : réunir "1 000 adhérents d'ici à la fin de la semaine prochaine". Il s'agira "d'élus, de maires, de responsables politiques", a indiqué le sénateur. Et d'énumérer "des adhérents de l'ancienne liste de Pape Diouf", ex-candidat aux municipales, "des membres de la majorité municipale, du PS, du PCF", mais surtout, "à 95%, des personnalités de la société civile".

Après l'échec de la gauche aux municipales à Marseille, "il y a un espace politique qui s'ouvre à nous", a estimé l'ancien socialiste, précisant que son mouvement pourrait s'étendre au-delà du département. En janvier, il avait annoncé qu'il conduirait une liste "autonome" avec des candidats issus de droite et de gauche pour les prochaines élections sénatoriales. Vendredi, il a fixé "des objectifs à son association pour d'autres rendez-vous : les élections cantonales, les régionales".