Edwy Plenel : "La liberté n’a pas besoin que l’État s’en mêle."

Edwy Plenel, fondateur du pure player Mediapart, s’oppose à la loi en préparation concernant les "fausses nouvelles".

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Brut.

Le fondateur du pure player Mediapart, Edwy Plenel, estime que le projet de loi sur les "fausses nouvelles" est dangereux. Il considère que "la liberté de dire et le droit de savoir" n’appartient pas à l’exécutif, le juge devant demeurer seul arbitre.

Le gouvernement veut freiner la diffusion de "fausses nouvelles" en période électorale, avec un nouveau texte de loi. Celui-ci comprendrait une procédure judiciaire d’urgence afin de faire cesser la diffusion d’une "fausse nouvelle" sous 48 heures. Cette procédure pourrait viser celles diffusées en masse, notamment sur les réseaux sociaux. 

"On va tuer la nouvelle qui dérange."

Le fondateur de Mediapart rappelle que Nicolas Sarkozy avait accusé le pure player de "faux et usage de faux" après la publication de révélations sur le financement de sa campagne électorale de 2007. Ces révélations étaient sorties entre les deux tours de la présidentielles de 2012, mais Edwy Plenel se défend de toute "gestion partisane de nos informations". Il souligne que, malgré ses accusations, Nicolas Sarkozy avait choisi de ne pas poursuivre Mediapart en justice, "à la loyale", ce qui aurait permis au pure player d’apporter des éléments de preuves pour étayer ce qu’ils avaient publié. 

Un "contournement" que faciliterait la nouvelle loi, selon le fondateur de Mediapart.  Il s’inquiète du risque de pression politique et partisane du pouvoir exécutif sur d’éventuelles poursuites judiciaires, qui stopperait la diffusion de révélations pendant la période de campagne électorale.

Edwy Plenel : « La liberté n’a pas besoin que l’État s’en mêle. »
Edwy Plenel : « La liberté n’a pas besoin que l’État s’en mêle. » (BRUT)