Financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 : les citoyens "ont le droit de savoir si le match était à armes égales", réagit Ségolène Royal

Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue, mardi 20 mars, à Nanterre. Claude Guéant, l'ancien secrétaire général de l'Elysée, s'est exprimé sur le sujet.

Claude Guéant et Nicolas Sarkozy, le 13 avril 2012 à Ajaccio (Corse-du-Sud).
Claude Guéant et Nicolas Sarkozy, le 13 avril 2012 à Ajaccio (Corse-du-Sud). (PASCAL POCHARD CASABIANCA / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Dans un tweet, Ségolène Royal réagit au placement en garde à vue de celui qui fut son opposant victorieux lors de l'élection présidentielle de 2007. "Malgré des conditions difficiles, la justice avance. Ma pensée va aux millions de citoyens qui ont le droit de savoir si le match était à armes égales", a-t-elle écrit, mardi 20 mars. 

Nicolas Sarkozy est interrogé dans l'enquête sur le possible financement de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye.

Le soutien des Républicains. Ils défendent "le principe de la présomption d'innocence". Dans un communiqué, les Républicains "apportent leur plein et entier soutien" à Nicolas Sarkozy, placé en garde à vue, mardi 20 mars, dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007 : "Les adhérents et sympathisants (...)  ont une nouvelle fois le sentiment que tous les élus ou anciens élus ne subissent pas le même traitement, selon qu’ils appartiennent à telle ou telle famille politique."

 Première audition pour Nicolas Sarkozy. L'ancien chef de l'Etat est entendu pour la première fois dans cette enquête, par les policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), à Nanterre (Hauts-de-Seine). Son ancien ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, est lui aussi interrogé par les enquêteurs de la police judiciaire de Nanterre dans le cadre d'une audition libre.

Une note à l'origine des soupçons. Un document révélé par le site Mediapart en avril 2012 est à l'origine des soupçons, comme nous vous l'expliquons dans cette vidéo. Il s'agit d'une note officielle émanant des services secrets libyens datée de décembre 2006. Elle évoque "un accord de principe" pour le versement par la Libye, alors gouvernée par le colonel Kadhafi, d'une somme de 50 millions d'euros pour soutenir la campagne de Nicolas Sarkozy.

Une vaste enquête. L'enquête porte sur des chefs de corruption active et passive, trafic d'influence, faux et usage de faux, abus de biens sociaux et blanchiment, complicité et recel de ces infractions. Nicolas Sarkozy, qui a quitté le pouvoir en mai 2012, a toujours formellement démenti les faits allégués notamment par un autre homme de réseaux, le franco-libanais Ziad Takieddine.

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23h35 : Brice Hortefeux est sorti peu après 23 heures des locaux de l'Office anticorruption (OCLCIFF). Il était entendu en audition libre, un statut qui permet aux enquêteurs de l'entendre sans avoir à demander la levée de son immunité parlementaire.

23h30 : L'audition de Brice Hortefeux est terminée. L'ancien ministre de l'Intérieur était entendu dans le cadre d'une audition libre, dans l'enquête sur le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Nicolas Sarkozy est toujours en garde à vue.

22h35 : Bonsoir @julie, à notre connaissance, Nicolas Sarkozy est toujours en garde à vue, ce soir, à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), à Nanterre. Il s'y trouve depuis environ 8 heures ce matin.

22h32 : Savez-vous si Sarkozy est sorti de garde à vue ?

22h32 : Avant d'aller vous coucher, vous avez peut-être le temps de lire encore quelques articles ? En voici une sélection :

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Dans cet article, on vous rappelle qui sont les principaux protagonistes de l'affaire du financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

21h43 : C'est d'ailleurs cette affaire qui fera la une de Libération demain.

21h40 : Pour le président des Républicains, Laurent Wauquiez, la garde à vue Nicolas Sarkozy, dans l'enquête sur le financement de sa campagne de 2007, est "humiliante et inutile". Il s'est exprimé en début de soirée sur Twitter.

20h28 : "Malgré des conditions difficiles, la justice avance." Candidate battue à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal a réagi ce soir sur Twitter à la garde à vue de Nicolas Sarkozy, dans le dossier libyen, qui concerne justement le financement de cette campagne.

20h00 : "On est bien loin de quelques déclarations qui pouvaient apparaître d'opportunités ou fantasques de tel ou tel dirigeant libyen dans le chaos qu'a connu le pays en 2011. On est aujourd'hui dans une convergence d'indices qui expliquent l'accélération spectaculaire de dossier."


Nicolas Sarkozy est en garde à vue, dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. C'est la première fois que l'ancien président de la République est entendu dans ce dossier depuis l'ouverture d'une information judiciaire en avril 2013. Pour l'association anti-corruption Sherpa, partie civile, le dossier va sans doute aboutir à un procès.

17h13 : Bonjour @anonyme, le nom de Nicolas Sarkozy est cité dans plusieurs dossiers. Les trois principales affaires dans lesquelles l'ex-chef de l'État apparaît sont : l'affaire du présumé financement libyen, l'affaire Bygmalion et l'affaire des écoutes.

17h12 : Dans combien d'affaires judiciaires entend-on parler de Nicolas Sarkozy ? Pouvez-vous dresser l'inventaire ?

16h54 : C'est une déclaration qui reste embarrassante, alors que Nicolas Sarkozy est en garde à vue. Quatre jours avant les premières frappes sur la Libye en 2011, Mouammar Kadhafi affirmait à "Pièces à conviction" avoir participé au financement de la campagne présidentielle de 2007.

15h15 : a devait arriver (...) Il va avoir du mal à trouver des alibis (...) Maintenant, il faut laisser la justice faire son oeuvre. C'est un citoyen comme les autres... en même temps, cela a pris onze ans, donc c'est comme le bonheur, le soleil ne brille pas de la même manière pour tout le monde."

14h59 : Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, refuse toutefois de commenter la garde à vue de l'ancien chef de l'Etat dans l'enquête sur le possible financement de sa campagne présidentielle de 2007 par la Libye.

14h57 : "Je n'ai jamais vu un centime de financement libyen" dans la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, assure Claude Guéant à franceinfo.

14h52 : "Je suis un peu surpris que Nicolas Sarkozy soit entendu sous le régime de la garde à vue. Je ne pense pas qu'il risquait de s'enfuir et je pense qu'il a parlé depuis longtemps aux autres acteurs du dossier s'il a voulu le faire. Que Nicolas Sarkozy s'explique devant les policiers et les juges c'est normal, mais la garde à vue ne doit être prononcée que lorsqu'elle s'impose."

14h44 : En ce début d'après-midi, voici trois des informations que nous développons qui vous intéressent le plus :

• D'abord, la liste des hommes-clés de l'affaire du financement libyen présumé de la campagne de 2007 qui vaut une garde à vue à Nicolas Sarkozy.

• Ensuite, ce que l'on sait sur l'accident d'une voiture sans conducteur d'Uber qui a coûté la vie à une piétonne aux Etats-Unis.

• Enfin, des chercheurs français alertent sur le déclin des oiseaux qui s'accélère dans les campagnes françaises.

14h31 : "Nous assurons Nicolas Sarkozy de toute l'amitié, le soutien et l'affection du groupe LR, unanime, dans ce moment qui est assez surréaliste. Onze ans après, c'est de l'acharnement et on a vu ce que ça avait donné avec l'affaire Bettencourt. Je ne suis pas juge ni procureur mais il y a visiblement un acharnement, incompréhensible."

14h27 : Les Républicains "apportent leur plein et entier soutien" à Nicolas Sarkozy, en garde à vue depuis ce matin dans l'affaire du financement libyen présumé de sa campagne de 2007.

13h31 : Quel est le point commun entre Nicolas Sarkozy, Ziad Takieddine, Alexandre Djouhri, Claude Guéant, Brice Hortefeux ou Eric Woerth ? Ils sont tous des personnages clés de l'affaire du financement libyen présumé de la campagne présidentielle de 2007 ?

Le colonel Kadhafi en visite à l\'Elysée le 10 décembre 2007.


(ERIC FEFERBERG / AFP)

13h26 : Il y a l'affaire du présumé financement libyen, l'affaire Bygmalion et l'affaire des écoutes. Nous détaillons les trois principaux dossiers qui embarrassent Nicolas Sarkozy.

Discours de Nicolas Sarkozy à Paris, le 20 novembre 2016, après son élimination au premier tour de la primaire à droite


(ERIC FEFERBERG / AFP)

12h56 : "C'est le seul ancien président de la République qui ait été traité de cette manière. Dans les affaires de Chirac, par exemple, l'ancien président n'avait jamais été placé en garde à vue."

L'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy a pris sa défense sur franceinfo.

11h36 : Visiblement remontée, Nadine Morano, ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, a raccroché, en direct, au nez du présentateur de CNews. Pascal Praud l'appelait pour réagir après la garde de vue de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007. Voici la séquence :

(PUREMEDIAS / DAILYMOTION)

10h47 : Nicolas Sarkozy est en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007. Mais ce n'est pas la seule affaire qui le menace. Nous revenons dans cet article sur les trois principales.

10h35 : "J'ai personnellement beaucoup de peine à croire à cette affaire mais la justice travaille et je souhaite vraiment qu'il n'y ait aucune interférence du pouvoir politique dans le travail de la justice."

"Je respecte la présomption d'innocence qui s'attache à tout homme politique", ajoute Valérie Pécresse sur Radio Classique.

10h27 : "Les éléments rassemblés aujourd'hui, ce ne sont pas des potentielles supputations. Ce sont des faits. Oui, il y a bien eu une promesse de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007 de Monsieur Sarkozy. Oui, il y a eu un début de versement, comme en attestent également les carnets qu'on a retrouvés", commente sur franceinfo Edwy Plenel, cofondateur de Mediapart.

10h03 : Nadine Morano, ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, réagit sur Twitter après l'annonce de la garde à vue de l'ex-président.

10h04 : Mediapart précise pourquoi Brice Hortefeux est entendu spécifiquement en audition libre : "Ce statut, qui permet l'audition d'un mis en cause tout en lui évitant la garde à vue, dispense les enquêteurs de solliciter auprès du Parlement européen une demande de levée d'immunité - et de dévoiler une partie de leurs investigations - , Brice Hortefeux étant eurodéputé."

10h04 : Pourquoi Brice Hortefeux est-il entendu par les enquêteurs ? En 2012, le site Mediapart affirmait que ce fidèle de l'ancien chef de l'Etat avait servi d'intermédiaire. "Un accord 'sur le montant et les modes de versement' aurait été validé (...) par Brice Hortefeux, alors ministre délégué aux collectivités locales, en présence de l’homme d’affaires Ziad Takieddine, qui a introduit dès 2005 en Libye les proches du ministre de l’intérieur, notamment Claude Guéant, et Nicolas Sarkozy lui-même", écrivait le site d'informations.




(LIONEL BONAVENTURE / AFP)

09h35 : Deux jours avant l’intervention militaire occidentale en Libye, en mars 2011, l'un des fils de Mouammar Kadhafi avait menacé le pouvoir français, dans un ultime coup d'éclat lors d'un entretien à la chaîne Euronews : "Il faut que Sarkozy rende l'argent qu'il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale. C'est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler."

09h19 : L'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux est entendu en audition libre par la police dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de financements illicites de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy, a indiqué une source proche de l'enquête àfranceinfo.

09h19 : En janvier, l'intermédiaire Alexandre Djouhri, soupçonné d'être impliqué dans l'affaire du financement libyen supposé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, a été arrêté à Londres. Il aurait touché environ 10 millions d’euros en vendant, cinq fois son prix, à un proche de Mouammar Kadhafi, une villa qu’il avait achetée dans le sud de la France, dans la commune de Mougins (Alpes-Maritimes).

09h10 : "Quelle indignité !" Lors de la primaire de la droite, en novembre 2016, Nicolas Sarkozy n'avait pas apprécié une question sur les accusations de financements illicites de sa campagne de 2007. Retrouvez l'extrait dans cette vidéo.

(FRANCE 2)

08h58 : En décembre, l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine a été mis en examen pour "complicité de corruption d'agent public étranger" et pour "complicité de détournements de fonds publics en Libye". L'homme d'affaires a été mis en examen après avoir été entendu par le juge d'instruction, après ses révélations à Mediapart, où il avait confié avoir remis trois valises contenant 5 millions d'euros d'argent libyen à Nicolas Sarkozy et Claude Guéant, en 2006-2007.

08h55 : Franceinfo révélait, en octobre, que la justice avait découvert un circuit d'argent liquide lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

(FRANCEINFO / DAILYMOTION)

08h45 : Depuis 2013, des juges français s'intéressent à un possible financement occulte de la campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye du colonel Kadhafi. Pour vous rafraîchir la mémoire, Ilan Caro revient sur cette affaire dans cette vidéo.

(FRANCEINFO)

08h46 : L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de financements illicites de sa campagne de 2007, annonce à France 2 une source au sein de la police.