Achats de vote à Corbeil-Essonnes : une partie des faits jugée prescrite

L'ancien maire de cette commune d'Essonne, Serge Dassault, est soupçonné d'avoir utilisé une partie de sa fortune pour influencer les élections municipales.

Le maire de Corbeil-Essonnes (Essonne), Jean-Pierre Bechter, et son prédécesseur, Serge Dassault, le 13 mars 2014.
Le maire de Corbeil-Essonnes (Essonne), Jean-Pierre Bechter, et son prédécesseur, Serge Dassault, le 13 mars 2014. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

L'ancien maire de Corbeil-Essonnes Serge Dassault reste mis en examen. Mais la cour d'appel de Paris a jugé, lundi 2 février, prescrite une partie des faits dans l'enquête sur les soupçons d'achat de votes dans cette commune de l'Essonne, ont révélé des sources proches du dossier.

La chambre de l'instruction a prononcé l'extinction des poursuites concernant les faits liés à l'élection municipale de 2008, annulée par le Conseil d'Etat. Elle les a en revanche validées pour les scrutins de 2009, lui aussi annulé, et 2010, qui avait confirmé l'élection de Jean-Pierre Bechter, bras droit et successeur de Serge Dassault à la mairie Corbeil-Essonnes.

Du petit chèque de 2 000 euros aux virements cent fois plus importants, la commune a bénéficié des largesses du milliardaire. Maire UMP de 1995 à 2009, l'industriel ne conteste pas les dons mais se défend d'avoir acheté des voix pour gagner les élections. Quelques jours après la réélection haut la main de Jean-Pierre Bechter en 2014, Serge Dassault a été mis en examen pour des dons évalués à 7 millions d'euros en vue d'influencer les élections de 2008 à 2010.