Vente d'Adidas : Bernard Tapie n'a pas été dupé par le Crédit lyonnais, selon Mediapart

L'homme d'affaires n'a "jamais rien ignoré des clauses de la vente d'Adidas", qu'il a pourtant contestée en justice, indique Mediapart.

Bernard Tapie sur le plateau d\'i-Télé, le 10 juillet 2013, à Paris.
Bernard Tapie sur le plateau d'i-Télé, le 10 juillet 2013, à Paris. (FRED DUFOUR / AFP)

Le Crédit lyonnais a-t-il berné Bernard Tapie lors de la vente d'Adidas en 1993 ? L'hypothèse, défendue par l'homme d'affaires, est "ruinée" par un document signé par Robert-Louis Dreyfus, selon Mediapart, qui publie le texte, jeudi 26 décembre. Dans ce courrier daté de 2005, l'ancien patron d'Adidas affirme que le bras droit de Bernard Tapie, Elie Fellous, a participé aux négociations en vue de la vente du groupe. Bernard Tapie n'a donc "jamais rien ignoré des clauses de la vente d'Adidas" organisée par le Crédit lyonnais, estime le site.

Cette vente et ses clauses sont à l'origine de l'affaire Tapie, puisqu'elles ont entraîné des plaintes de l'homme d'affaires contre le Crédit lyonnais, accusé de fraude, indique Mediapart. En 1993, la vente d'Adidas s'était élevée à 315,5 millions d'euros, avant que le groupe ne soit revendu, un an plus tard, pour 701 millions d'euros, suscitant la colère de Bernard Tapie. Le contentieux entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais a, depuis, été réglé par un arbitrage litigieux, en 2008, qui a rapporté 403 millions d'euros à l'homme d'affaires.