Cet article date de plus de huit ans.

Tapie n'en a "rien à foutre" d'être convoqué par la police

L'homme d'affaires, qui s'est confié à Europe 1, doit être entendu à la brigade financière dans l'enquête sur l'arbitrage controversé.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
L'homme d'affaires Bernard Tapie au stade Vélodrome de Marseille (Bouches-du-Rhône), dimanche 26 mai 2013. (KARINE VILLALONGA / SIPA)

"Qu'est-ce que vous croyez ? Des rendez-vous comme celui-là, j'en ai eu sept avec Eva Joly. Résultat : six non-lieux et une relaxe". A quelques heures de son audition par la brigade financière, lundi 24 juin, Bernard Tapie affiche sa sérénité au sujet de l'enquête sur l'arbitrage controversé qui lui a permis de toucher plus de 400 millions d'euros. Trois de ses protagonistes ont été mis en examen pour "escroquerie en bande organisée".

Face au journaliste d'Europe 1 qui l'interrogeait à ce sujet, l'homme d'affaires a poursuivi le parallèle avec ses précédentes auditions par Eva Joly, lorsque celle-ci instruisait, au début des années 1990. "Même système, même procédure, j’en ai rien à foutre…"

"Vous allez voir ce que je vais leur mettre"

Si Tapie s'affiche serein quant à la procédure, il assure aussi l'être sur le fond du dossier. "Je ne suis pas inquiet. Je me demande bien ce qu'ils peuvent trouver", a-t-il déclaré au journaliste. Il s'attend à ce que les juges viennent "[le] chercher sur Estoup", l'un des trois arbitres, mis en examen pour "escroquerie en bande organisée" et soupçonné d'être intervenu en faveur de l'homme d'affaires. Et de rouler à nouveau des mécaniques : "De toute façon, j'espère qu'il va y avoir un recours. Vous allez voir ce que je vais leur mettre".

La radio cite enfin un proche de l'homme d'affaires, qui assure que Tapie est convaincu que l'Elysée et le gouvernement manœuvrent pour le déstabiliser. "Ils se servent de moi pour éliminer Sarkozy", aurait-il dit.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Affaire Tapie

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.