Affaire de l'arbitrage de Bernard Tapie : les sociétés de l'homme d'affaires placées en redressement judiciaire

Le tribunal de commerce de Paris a rejeté le plan de sauvegarde des sociétés de Bernard Tapie, dont GBT, actionnaire majoritaire de "La Provence".

L\'homme d\'affaires Bernard Tapie, le 27 septembre 2018 lors d\'une conférence à la chambre de commerce de Liège (Belgique).
L'homme d'affaires Bernard Tapie, le 27 septembre 2018 lors d'une conférence à la chambre de commerce de Liège (Belgique). (EMMANUEL DUNAND / AFP)

Le tribunal de commerce de Paris a rejeté, vendredi 18 janvier, le plan de sauvegarde des sociétés de Bernard Tapie, dont dépend le remboursement des centaines de millions d'euros accordés en 2008 dans un arbitrage qui lui vaut un procès en correctionnelle, en mars, à Paris. Conséquence immédiate, le tribunal a converti cette procédure en un redressement judiciaire des sociétés GBT (Groupe Bernard Tapie) – actionnaire majoritaire de La Provence – et FIBT (Financière Immobilière Bernard Tapie), qui détient notamment l'hôtel de Cavoye, résidence parisienne des époux Tapie.

Fin 2015, Bernard Tapie a en effet été condamné par la cour d'appel de Paris à rembourser les quelque 404 millions d'euros accordés par cet arbitrage, dont 45 millions d'euros au titre du préjudice moral. Cette sentence privée, censée solder son litige avec le Crédit lyonnais dans l'affaire de la revente d'Adidas en 1994, a été ensuite jugée frauduleuse et cassée par la justice.

Quelques jours avant la condamnation à rembourser prononcée le 3 décembre 2015, l'homme d'affaires avait placé ses sociétés en sauvegarde. Cette procédure, qui permet de protéger les entreprises menacées d'une cessation de paiement, a ainsi rendu leurs actifs inaccessibles aux créanciers.