Propos envers le juge Gentil : Guaino ne veut pas répondre aux enquêteurs

Après avoir accusé le juge d'avoir "déshonoré la justice", le député UMP affirme, dimanche, au "JDD", n'avoir "pas l'intention de répondre à la police".

Henri Guaino, le 3 avril 2013, dans les couloirs de l\'Assemblée nationale, à Paris.
Henri Guaino, le 3 avril 2013, dans les couloirs de l'Assemblée nationale, à Paris. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

"La justice a autre chose à faire et la police, encore plus." Henri Guaino n'a "a priori pas l'intention de répondre aux questions de (la) brigade" chargée de l'enquête préliminaire sur ses accusations envers le juge Jean-Michel Gentil. "A moins qu'on y aille à 100 députés", a ajouté l'ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, dimanche 12 mai, dans Le Journal du Dimanche.

Le député UMP des Yvelines a reçu le soutien de 102 députés de son parti. Ils s'étonnent de la décision du parquet d'ouvrir cette enquête et reprennent à leur compte les propos valant à Henri Guaino ces poursuites. A plusieurs reprises, après la mise en examen prononcée contre Nicolas Sarkozy à Bordeaux, Henri Guaino avait affirmé que le juge Gentil avait "déshonoré un homme, les institutions, la justice".

"Une affaire de principe"

"J'en fais une affaire de principe", a expliqué Henri Guaino au JDD. "C'est la souveraineté du peuple qui est en cause dans cette affaire", a ajouté celui qui fut la "plume" de l'ex-chef de l'Etat.

L'enquête, confiée à la Brigade de répression de la délinquance sur la personne, a été ouverte après une plainte de l'Union syndicale des magistrats pour "outrage à magistrat et discrédit jeté sur une décision de justice".