Affaire Morano : Sarkozy assure le service après-vente

En petit comité et hors des micros Nicolas Sarkozy, en meeting à Béziers jeudi soir, a défendu sa position vis-à-vis de Nadine Morano, exclue des investitures pour les élections régionales.

(En marge de la réunion publique à Béziers jeudi, Nicolas Sarkozy a justifié la sanction visant Nadine Morano © MaxPPP)

Nicolas Sarkozy assure l'argumentaire de sa propre décision d'écarter Nadine Morano des élections régionales. Alors qu'il n'a pas cité son nom pendant son discours à Béziers jeudi soir, le président des Républicains a justifié la sanction hors des caméras et des micros.

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"Une lettre simple, pas du Chateaubriand"

Le président des Républicains explique qu’il ne demandait à Nadine Morano qu’ "une lettre de regrets, très simple, pas du Chateaubriand, quatre lignes suffisaient" . Nicolas Sarkozy précise qu’il a de l’affection pour Nadine Morano,  mais parle aussi de désastre personnel. "Je l’ai faite ministre, députée européenne, c’est triste" résume-t-il.

Comment juge-t-il les propos de Nadine Morano ? Nicolas Sarkozy évoque une grave erreur parce que derrière le terme race, "il y a le mot pureté". C’est inacceptable, irrévocable, pas de ça chez Les Républicains, il y a des partis pour ça ajoute l'ancien chef de l'Etat.

Pourquoi avoir agi ? Tout simplement parce qu’il y a les élections régionales dans deux mois. Et comme Nicolas Sarkozy est expert dans l’art de retourner les situations, il vante un acte fondateur pour sa formation qui dit-il est "un rempart au PS et au FN"

Est-ce pour autant la fin du feuilleton ? Il y aura certainement des outrances, mais ça va s’éteindre pronostique l’ancien chef de l’Etat. Quant au manque de soutien des anciens Premiers ministres, Fillon, Juppé et Raffarin, Nicolas Sarkozy ironise :* "oh quelle surprise", avant de conclure cinglant, "dans la vie il y a les chefs et ceux qui ne le sont pas"* .

Lors de la réunion publique à Béziers, et cette fois au micro, Nicolas Sarkozy a évoqué le cas Nadine Morano pour une mise au point, mais sans jamais prononcer le nom de la députée européenne. 

"Personne ne portera le drapeau de ma famille en prétendant que la France est une race."

"La France est un idéal, une espérance" : Nicolas Sarkozy en meeting à Béziers jeudi soir
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"On ne combat pas la pensée unique par la pensée fausse. On combat la pensée unique par la pensée juste, la pensée vraie", a aussi martelé Nicolas Sarkozy.