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Affaire DSK-Banon : Hollande dénonce une "opération politique"

Le député socialiste a été entendu le 20 juillet par les policiers à propos des accusations de Tristane Banon contre Dominique Strauss-Kahn.
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François Hollande, candidat à la primaire socialiste. (AFP PHOTO JEAN-PIERRE MULLER)

Le député socialiste a été entendu le 20 juillet par les policiers à propos des accusations de Tristane Banon contre Dominique Strauss-Kahn.

A sa sortie, le candidat à la primaire socialiste a jugé qu'il y avait "eu une opération politique visant à mettre (son) nom dans la presse", en le liant à l'enquête sur les accusations de tentative de viol portées par Tristane Banon contre DSK.

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François Hollande a été entendu un peu plus d'une heure dans les locaux des enquêteurs à Paris. Ils tentent de vérifier la crédibilité des accusations de tentative de viol portées par l'écrivaine Tristane Banon contre Dominique Strauss-Kahn. "Cette affaire ne le concerne pas", avait déclaré le candidat à la primaire socialiste à son arrivée au siège de la Brigade de la répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

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En sortant des locaux de la police, François Hollande a menacé de poursuivre ceux qui tenteraient de l'impliquer dans cette affaire. "Je considère que d'avoir mis comme ça dans un certain nombre d'organes de presse, enfin un en l'occurence, mon nom et mon visage par rapport à une affaire qui ne me concerne en rien est une affaire de manipulation politique", a accusé mercredi François Hollande.

Le candidat à la primaire faisait allusion à la Une du Figaro paru mardi qui publiait sa photographie à côté de celle de Tristane Banon sous le titre "Affaire Banon-DSK. François Hollande va être entendu".

François Hollande fait partie d'une dizaine de personnes qui, selon Tristane Banon et sa mère Anne Mansouret, auraient été informées à l'époque de cette agression dont la jeune femme dit avoir été victime en février 2003.

Les enquêteurs multiplient les interrogatoires après la plainte déposée par Tristane Banon début juillet. Après la mère de la jeune femme, Anne Mansouret, l'ex-femme de DSK, Brigitte Guillemette, ainsi que Camille Strauss-Kahn, la fille de DSK et amie de Tristane Banon à l'époque, c'est au tour de François Hollande d'avoir été auditionné par les policiers.

François Hollande avait demandé à être entendu le plus rapidement possible, craignant par avance une "manipulation politique" de ce rendez-vous fixé par les enquêteurs.

Anne Mansouret a déclaré à plusieurs reprises que des personnalités du PS étaient au courant des faits que sa fille reproche à Dominique Strauss-Kahn, citant notamment François Hollande. Dans un entretien à Libération, Anne Mansouret, élue socialiste de Haute-Normandie, a dit "haut et fort" qu'elle ne reprochait "rien à François Hollande", "un homme profondément humain".

Le PS a affiché son unité derrière son ancien numéro un, candidat de gauche favori pour la présidentielle de 2012 avec Martine Aubry. Cette dernière a condamné une "dérive" dans l'exploitation d'une "affaire privée" opposant Tristane Banon à Dominique Strauss-Kahn. Elle a apporté "tout (son) soutien" à François Hollande, son rival de la primaire.

Ségolène Royal, candidate elle aussi à la primaire socialiste, a déclaré pour sa part que "François Hollande a parfaitement dit à l'instant ce qu'il convenait de dire".

De son côté, le Premier secrétaire par intérim du PS, Harlem Désir, a prévenu que le PS "ne laissera pas la droite pervertir le grand débat démocratique des primaires" tandis que Bertrand Delanoë dénonçait aussi toute "exploitation politique".

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