Peines hors de prison : exemple

a revoir

Présenté parElise Lucet

Diffusé le 03/06/2014Durée : 00h50

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Nous avons suivi un de ces hommes, hébergé par une association. Il se sent à nouveau aux commandes de sa vie.

Cet homme est en train de purger sa peine de prison. Nous rappellerons Max. Pas de bracelet électronique. Il occupe une chambre dans cette résidence de l'Essonne.

Bonjour ! Vous allez bien.

On est où ? Expliquez-nous.

Voilà ma "cellule", c'est là que je vis depuis trois mois. Je dors et je mange ici. Pour me réinsérer on m'a donné un placement extérieur ici.

Il s'agit d'un aménagement de peine prévu par la loi. Il permet de finir sa peine dehors après en avoir purgé une partie en prison. Max a passé 18 mois derrière les barreaux pour vol, le juge a estimé qu'il pouvait en bénéficier.

On peut pas dire qu'on est en prison, y a pas de barreaux. Y a plein de différences : j'ai mes clés, je rentre le soir quand je veux Je peux rentrer jusqu'à minuit. La journée je fais mes démarches. En fait, je suis libre! Je suis en détention mais je suis libre.

Vous avez le sentiment de purger votre peine.

Ah oui, je suis obligé de rentrer Tous les soirs on vérifie que je suis rentré dans ma chambre.

C'est l'une des contraintes du dispositif. Mais Max doit aussi chercher du travail, s'inscrire à la Sécurité sociale, chercher un logement. Il doit prouver qu'il prépare son retour à la vie normale. Pas facile avec un long parcours judiciaire : délinquance, toxicomanie, Max a aussi l'obligation de se soigner.

Au niveau des soins, ça va.

Oui, j'ai pris ce qu'il fallait. Le prochain rendez-vous c'est le 4 juin.

Tous les 15 jours il vient rendre des comptes à l'éducatrice de l'association qui l'héberge.

Le travail.

La semaine prochaine j'aurai une réponse. Le boulot, ça serait 6 à 10 heures, pour commencer, 3 ou 4 jours dans la semaine.

Le placement extérieur, c'est la liberté sans la liberté. Chacun est responsable de ses actes. Le risque c'est de retourner voire une peine supplémentaire s'il y a un sursis qui tombe.

C'est à nous de faire attention. C'est facile de sortir d'ici et d'aller faire des conneries. On peut retourner à la case départ.

Qu'est-ce qui vous empêche de "faire des conneries".

Ma petite amie, mes proches, l'envie de réussir, de vivre autre chose. Moi, c'est ça.

Prévenir la récidive est l'une des missions de Marie-Emmanuelle Crouzilles. Elle travaille a l'administration pénitentiaire. Une fois par mois, elle vient faire le point sur les dossiers des détenus placés ici.

Les deux jeunes qui sont dans le dispositif "Réussir sa sortie".

Le placement à l'extérieur est étudié au cas par cas et souvent préparé pendant l'incarcération. Il faut permettre aux gens de construire un projet et de l'expérimenter en ayant un accompagnement à l'extérieur.

Max paie 72 euros par mois pour sa chambre à sa résidence. Il vit avec 600 euros, ses indemnités chômage. Dans trois mois, il aura purgé sa peine. Cette fois, il sera vraiment libre.

Suites de l'affaire Mehdi Nemmouche. La garde à vue du tireur présumé du musée juif de Bruxelles est prolongée Il devrait être présenté demain au parquet général de Versailles, qui lui notifiera son mandat d'arrêt européen, avant une probable extradition vers la Belgique.

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