Exposition : "Irving Penn" au Grand Palais, à partir du 21 septembre

L’année 2017 marque le centenaire de la naissance d’Irving Penn (1917-2009), l’un des maîtres de la photographie du 20ème siècle. Venez découvrir jusqu'au 29 janvier 2018, la première grande rétrospective consacrée à Irving Penn en France depuis sa mort.

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Affiche de l\'exposition
Affiche de l'exposition (RMN / Grand Palais)

Cette rétrospective, déjà présentée au printemps au MET de New-York, retrace les soixante-dix années de la carrière de l’artiste américain. Avec plus de 240 tirages photographiques entièrement réalisés du vivant de l’artiste et de sa main, l’exposition offre une vision complète de l’ensemble des sujets majeurs de son travail : la mode, les natures mortes, les portraits, les nus, les scènes de rue, ainsi que les "petits métiers" photographiés au début des années cinquante à Paris, Londres et New York.

Issu d’une formation aux Beaux-Arts, Irving Penn développe un corpus d’images marqué par une élégante simplicité, un certain goût pour le minimalisme et une rigueur remarquable, du studio jusqu’au tirage auquel Penn accorde un soin méticuleux.
Suivant un parcours, tout à la fois chronologique et thématique, les visiteurs découvrent la production de l’artiste depuis ses débuts à la fin des années trente, jusqu’à son travail autour de la mode et des natures mortes des années 1990-2000.

De Vogue … aux processus de désintégration

L’exposition s’ouvre sur des scènes de rue à Philadelphie et New York, des images du sud des États-Unis, du Mexique, de l’Europe dévastée par la guerre et ses premières natures mortes en couleur. Son travail se déplace alors de la rue au studio, qui devient le lieu exclusif de ses prises de vue pendant toute sa carrière. En 1947-48, il réalise pour le magazine Vogue des portraits d’artistes, écrivains, couturiers et autres personnalités du monde de la culture, de Charles James et Salvador Dali à Jérome Robbins, Spencer Tracy, Igor Stravinsky et Alfred Hitchcock.
Envoyé à Paris par le magazine Vogue, Penn est ensuite révélé comme véritable maître du portrait de mode, produisant quelques-unes des plus grandes icônes photographiques du 20ème siècle. Beaucoup sont des études de Lisa Fonssagrives-Penn, la femme et muse de l’artiste, portant des modèles haute-couture des années 1950.
En décembre 1948, il voyage jusqu’à Cuzco au Pérou. Il photographie alors des familles des régions montagneuses incas venues en ville pour assister aux festivités de fin d’année, ainsi que des travailleurs de Cuzco. Ses enfants de Cuzco sont devenus de vraies icônes de l’histoire de la photographie.

Dans les années 50 et au début des années 60, Irving Penn est devenu un photographe fortement demandé. Il continue à réaliser des portraits que l’on peut qualifier de classiques. L’artiste les veut profonds et aboutis, comme l’art de Goya, Daumier ou Toulouse-Lautrec qu’il a étudiés. Ces portraits, souvent publiés dans Vogue, représentent Picasso, Jean Cocteau, T.S. Eliot, Marlene Dietrich, Francis Bacon ou encore Colette, posant pour la plupart devant l’étonnant rideau peint de son studio (qui est présenté dans l’exposition).


Dans la partie suivante, les visiteurs découvrent un ensemble de vingt-six études de nus datant de 1949-1950, une célébration de chair pliée, tordue, tendue, relâchée, brillamment façonnée par le méticuleux tirage argentique et au platine de Penn.
Entre 1967 et 1971, Penn a voyagé pour Vogue dans le Pacifique et en Afrique. L’ensemble suivant est constitué des portraits ethnographiques faits notamment au Dahomey, en Nouvelle-Guinée et au Maroc. Là, Penn procédait à ses prises de vue dans un studio itinérant, aménagé dans une tente qu’il avait lui-même conçue et avec laquelle il voyageait.
Irving Penn a également photographié les détritus, l’éphémère, le processus de désintégration, notamment avec sa série des mégots de cigarette datée de 1972. Plus d’une vingtaine d’images sont présentées au même titre que les nus ou les portraits.

Une cigarette écrasée indique le caractère, elle révèle la nervosité. Son choix en dit long sur le goût d’une personneIrving Penn

Les rebuts, blocs de métal, éléments de la rue et autres détritus démontrent l’intérêt constant d’Irving Penn pour les natures mortes, depuis ses premières images jusqu’à la fin de sa carrière.

L’exposition se termine sur ses dernières photographies de mode et portraits, incluant des personnalités comme Tom Wolfe, Truman Capote, Alvin Aley, Ingmar Bergman et Zaha Hadid.

Plus d'informations sur le site du Grand Palais.

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